En présentant la BCEG comme l’un des instruments de la nouvelle politique économique, le chef de l’État a appelé les jeunes entrepreneurs à prendre leur part de responsabilité dans le développement national.
Dans son discours de Makokou, Brice Clotaire Oligui Nguema a adressé un message particulièrement direct à la jeunesse gabonaise : l’État peut accompagner, financer et créer des opportunités, mais il ne peut pas entreprendre à la place des citoyens.
C’est tout le sens donné à la création de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG).
L’objectif affiché est de faciliter l’accès des jeunes Gabonais au financement grâce à des conditions préférentielles d’emprunt et de remboursement. Pour le président, cet instrument doit contribuer à stimuler l’initiative privée et à renforcer la croissance nationale.
Mais Oligui Nguema veut également modifier la relation entre l’État et les bénéficiaires de ses programmes.
Le chef de l’État a dénoncé le comportement de certains bénéficiaires qui, après avoir reçu l’appui public, refuseraient d’honorer leurs engagements.
Le constat présidentiel est sans ambiguïté : un financement public n’est pas une subvention sans contrepartie.
L’entrepreneuriat, rappelle-t-il, repose sur la confiance : celle de l’État envers les citoyens, des institutions financières envers les entrepreneurs et des entrepreneurs envers leurs propres obligations.
Cette approche marque une inflexion importante. Le soutien public à la jeunesse ne doit plus seulement être mesuré au nombre de financements distribués, mais également à la capacité des entreprises accompagnées à survivre, rembourser, employer et produire de la valeur.
Le président annonce donc un renforcement des mécanismes de suivi et de contrôle, ainsi que des sanctions en cas de manquement.
Le message s’inscrit dans une philosophie plus large : il n’y a pas de développement sans rigueur, ni d’entrepreneuriat sans responsabilité.
Pour Oligui Nguema, la jeunesse doit ainsi passer du statut de bénéficiaire à celui d’acteur économique.
La réussite de cette politique dépendra désormais de deux facteurs : la capacité de la BCEG à financer efficacement des projets viables et celle des entrepreneurs à transformer ces financements en entreprises solides.
À Makokou, le président a donc posé les termes d’un nouveau pacte : l’État ouvre davantage de portes ; à la jeunesse de les franchir avec ambition, travail et responsabilité.
























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