En recevant Séraphin Moundounga, président de la nouvelle Commission nationale pour la démocratie et la participation citoyenne, Brice Clotaire Oligui Nguema a posé les premières balises d’une institution appelée à modifier le rapport entre les citoyens et la décision publique. Dans l’architecture de la Ve République, la participation citoyenne entend désormais compléter les mécanismes classiques de représentation démocratique.
Le chantier institutionnel de la Ve République ne se limite pas à la création de nouvelles structures. Il cherche aussi à redéfinir la place du citoyen dans le fonctionnement de l’État. C’est dans cette perspective que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, ce vendredi 11 septembre 2026, Séraphin Moundounga, président de la Commission nationale pour la démocratie et la participation citoyenne.
Au cœur de cet échange : l’installation et l’opérationnalisation de cette nouvelle institution, appelée à succéder au Conseil national de la démocratie. Une évolution qui traduit une volonté affichée par le Chef de l’État de donner une place plus importante à l’expression citoyenne dans la vie publique.
La différence n’est pas seulement sémantique. En intégrant explicitement la notion de participation citoyenne, la nouvelle Commission élargit le champ de la pratique démocratique au Gabon. À la démocratie représentative, fondée sur l’élection des représentants, doit désormais s’ajouter une dimension participative permettant aux citoyens de contribuer davantage au débat et à la construction de l’action publique.
Oligui Nguema fixe les premières priorités
Séraphin Moundounga était venu recueillir les orientations du président de la République avant la mise en place effective de la Commission. Les discussions ont notamment porté sur la constitution de son bureau, l’installation des différentes commissions, l’organisation des séances plénières ainsi que l’élaboration des textes nécessaires à son fonctionnement.
Autrement dit, il s’agit désormais de passer du cadre institutionnel à la réalité opérationnelle.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, cette étape est déterminante. La crédibilité d’une nouvelle institution ne reposera pas uniquement sur son existence juridique, mais sur sa capacité à créer un dialogue utile entre les institutions publiques et les citoyens.
C’est précisément là que se situe l’ambition de la Commission : offrir un espace structuré de dialogue, d’écoute et de participation, susceptible de rapprocher davantage la décision publique des préoccupations exprimées par la population.
De bénéficiaire à acteur de l’action publique
Cette évolution correspond à l’un des enjeux majeurs de la refondation institutionnelle engagée sous la Ve République : restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions en donnant davantage de place à l’expression et à l’implication de la société.
Dans cette vision, le citoyen ne doit plus être considéré uniquement comme le bénéficiaire des politiques publiques. Il est appelé à devenir un acteur de la transformation nationale, capable de contribuer au débat, de faire remonter les attentes du terrain et de participer à la construction de solutions collectives.
Cette approche rejoint une logique de gouvernance fondée sur l’écoute et la responsabilité. Elle suppose également que les mécanismes de participation ne restent pas cantonnés aux textes, mais qu’ils puissent produire des échanges concrets et, à terme, contribuer à améliorer la qualité de la décision publique.
Une nouvelle pièce de l’architecture de la Ve République
La mise en place de la Commission nationale pour la démocratie et la participation citoyenne intervient ainsi à un moment particulier de l’histoire institutionnelle du Gabon.
Depuis l’avènement de la Ve République, le pouvoir cherche à installer de nouvelles règles du jeu institutionnel et à redéfinir les rapports entre l’État, les institutions et les citoyens. La Commission constitue l’une des traductions concrètes de cette volonté.
En donnant ses orientations à Séraphin Moundounga, Brice Clotaire Oligui Nguema entend donc accompagner personnellement la naissance de cette nouvelle institution et lui assigner une ambition claire : faire de la participation citoyenne un instrument de gouvernance, de cohésion nationale et de construction collective.
Reste désormais à transformer cette ambition en mécanismes efficaces, accessibles et crédibles. Car le véritable enjeu de la Ve République sera aussi de démontrer que la participation citoyenne peut dépasser le principe pour devenir une pratique régulière de la vie publique gabonaise.
À travers cette nouvelle architecture, le Chef de l’État porte ainsi une conception élargie de la démocratie : une démocratie qui ne s’arrête pas au scrutin, mais qui entend faire vivre le dialogue entre les citoyens et les institutions tout au long de l’action publique.
Avec la Commission nationale pour la démocratie et la participation citoyenne, le Gabon ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa refondation institutionnelle : celui d’une République où le citoyen est appelé à ne plus seulement choisir ses représentants, mais à prendre une part plus active à la construction du pays.































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