En inspectant les chantiers de voirie de Port-Gentil, le président Brice Clotaire Oligui Nguema ne s’est pas contenté d’évaluer l’état d’avancement des travaux. Le Chef de l’État a également placé l’emploi local au cœur de la commande publique, avec la perspective de créer 1 000 emplois directs et indirects au bénéfice des populations de l’Ogooué-Maritime. Une illustration d’une approche où chaque chantier doit produire des effets bien au-delà du béton et du bitume.
À Port-Gentil, les travaux routiers ne doivent pas seulement changer le visage de la ville. Ils doivent aussi changer la situation de ceux qui y vivent.
C’est l’un des messages qui ressort de la visite de terrain effectuée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur plusieurs chantiers de voirie de la capitale économique. Aux côtés des entrepreneurs mobilisés pour ces travaux, le Chef de l’État a insisté sur une dimension souvent reléguée au second plan des grands projets d’infrastructure : leur capacité à créer des emplois et à générer de l’activité pour les populations locales.
L’objectif annoncé est significatif : 1 000 emplois directs et indirects devraient être créés dans le cadre des chantiers engagés à Port-Gentil.
Du chantier routier à la création d’emplois
Pour l’exécutif, la logique est désormais clairement établie : l’investissement public doit produire plusieurs effets simultanément.
Réhabiliter une route améliore la mobilité. Moderniser la voirie facilite les échanges. Mais les travaux doivent également permettre à des jeunes Gabonais d’accéder à un emploi, à une expérience professionnelle et à une source de revenus.
C’est dans cet esprit que le Chef de l’État a échangé avec les entreprises engagées sur le terrain, notamment la société Le Roi des Chantiers, autour de leurs responsabilités en matière d’emploi local.
La création annoncée de 1 000 emplois, directs et indirects, donne ainsi une dimension sociale aux travaux de voirie. Elle traduit la volonté de faire de la commande publique un instrument qui bénéficie directement aux territoires dans lesquels les investissements sont réalisés.
Une exigence adressée aux entreprises
Le message présidentiel s’inscrit dans une évolution plus large de la conception des grands travaux publics : l’entreprise attributaire d’un marché ne doit pas seulement livrer une infrastructure ; elle doit aussi participer à la dynamique économique locale.
À Port-Gentil, cette exigence prend une résonance particulière. Capitale économique du pays et principal pôle industriel de l’Ogooué-Maritime, la ville dispose d’un important vivier de jeunes actifs, mais demeure confrontée aux enjeux de l’insertion professionnelle.
Les chantiers peuvent dès lors constituer un point d’entrée vers l’emploi, notamment dans les métiers du bâtiment, des travaux publics, de la logistique, de la maintenance et des services associés.
L’enjeu ne se limite donc pas aux emplois directement présents sur les chantiers. Les activités induites par les travaux peuvent également bénéficier aux petites entreprises, fournisseurs, prestataires et acteurs économiques locaux.
Une gouvernance qui se mesure sur le terrain
La séquence port-gentillaise illustre surtout une méthode de gouvernance que le Chef de l’État cherche à installer : aller sur le terrain, constater, interroger les responsables et relier les investissements à leurs effets concrets.
La visite des chantiers intervient d’ailleurs dans une période stratégique pour Port-Gentil. Désignée pour accueillir les festivités du 30 août 2028, la capitale de l’Ogooué-Maritime dispose de deux années pour accélérer sa modernisation.
Dans cette perspective, les infrastructures constituent l’un des principaux leviers de transformation de la ville. Mais pour Brice Clotaire Oligui Nguema, cette transformation doit également se traduire dans le quotidien des habitants.
Un chantier qui avance, c’est une route qui se réhabilite. Mais c’est aussi potentiellement un emploi créé, une compétence acquise et une activité économique générée.
1 000 emplois comme premier signal
L’annonce de 1 000 emplois directs et indirects donne ainsi une portée supplémentaire aux travaux inspectés par le président de la République.
Elle illustre une ambition plus large : faire en sorte que les grands investissements publics ne soient pas seulement visibles dans le paysage urbain, mais qu’ils produisent également des retombées économiques et sociales mesurables.
À Port-Gentil, le bitume devient donc un moyen, pas une finalité.
Derrière les kilomètres de voirie à réhabiliter, l’enjeu est aussi de créer des opportunités pour la jeunesse, de soutenir les entreprises locales et de faire de la modernisation urbaine un moteur de développement.
À deux ans du 30 août 2028, Brice Clotaire Oligui Nguema entend ainsi accélérer simultanément deux chantiers : transformer Port-Gentil et donner davantage de perspectives à ceux qui feront son avenir.































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