
La séparation des activités de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) figure parmi les priorités du nouveau Gouvernement. Le chef de l’État demande une accélération de cette réforme et une spécialisation des acteurs selon les différents segments de la chaîne de valeur.
La réforme du secteur de l’eau et de l’électricité franchit une nouvelle étape politique. Lors du Conseil des ministres du 15 octobre, Brice Clotaire Oligui Nguema a instruit le Gouvernement d’accélérer la séparation des activités de la SEEG. L’orientation vise à distinguer les différents métiers du secteur, dans un contexte où l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité demeure une attente majeure des ménages et des entreprises.
Le chef de l’État a également demandé une spécialisation des intervenants selon quatre segments : la production, le transport, la distribution et la commercialisation. Cette organisation doit permettre de clarifier les responsabilités des acteurs et de structurer davantage la chaîne de valeur. Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier de mise en œuvre, ni le modèle institutionnel retenu, ni les modalités opérationnelles de cette séparation.
L’enjeu sera de traduire cette instruction en une réforme capable d’améliorer concrètement la continuité du service, la qualité de l’approvisionnement et la performance du secteur. La séparation des activités ne constituera un progrès pour les usagers que si elle s’accompagne d’une gouvernance claire, d’investissements adaptés et d’une coordination efficace entre les futurs intervenants. Pour le Gouvernement, le défi sera donc autant organisationnel que social : réformer la structure du secteur sans perdre de vue l’urgence des besoins des populations.































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