Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé deux audiences successives à l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima et à une délégation d’opérateurs économiques intéressés par l’agriculture et l’élevage. Au cœur des échanges : l’augmentation de la production locale, le développement de la filière avicole et la réduction de la dépendance du Gabon aux importations alimentaires.
Réduire la dépendance aux importations
La souveraineté alimentaire s’impose comme un enjeu majeur pour l’économie gabonaise. C’est autour de cette préoccupation que le chef de l’État a échangé avec Raymond Ndong Sima, ancien Premier ministre, afin d’aborder les défis auxquels le pays reste confronté en matière de production agricole et d’approvisionnement alimentaire.
L’objectif est de renforcer les capacités de production nationales pour répondre davantage à la demande intérieure et limiter le recours aux produits importés. Une orientation qui suppose de consolider les filières agricoles, d’encourager les investissements productifs et de créer des conditions favorables au développement des exploitations locales.
Au cours de cette rencontre, Raymond Ndong Sima a notamment insisté sur la nécessité d’impliquer davantage la jeunesse dans l’agriculture et l’élevage. Ces secteurs représentent, selon cette approche, des possibilités de création d’activités économiques, d’entrepreneuriat et d’insertion professionnelle pour les jeunes Gabonais.
La filière avicole au cœur des perspectives d’investissement
La seconde audience, accordée à une délégation d’opérateurs économiques intéressés par les secteurs agricole et de l’élevage, a permis d’aborder les perspectives de développement de la production nationale, avec une attention particulière portée à la filière avicole.
Le développement de cette filière constitue un enjeu important pour l’approvisionnement du marché intérieur en produits d’élevage. Il implique notamment de renforcer les capacités de production, de structurer les circuits d’approvisionnement et de soutenir les acteurs économiques susceptibles de contribuer à une offre locale plus importante.
La mobilisation des investisseurs apparaît ainsi comme un levier potentiel pour accompagner la transformation du secteur. La concrétisation de cette ambition dépendra toutefois de la capacité à réunir les conditions nécessaires à la production, notamment l’accès aux intrants, aux équipements, aux financements et aux débouchés commerciaux.
Faire de la souveraineté alimentaire un moteur de développement
À travers ces deux audiences, Brice Clotaire Oligui Nguema entend favoriser le dialogue entre les pouvoirs publics, les personnalités disposant d’une expérience institutionnelle et les opérateurs économiques susceptibles de contribuer au développement des filières agricoles.
L’enjeu dépasse la seule disponibilité des denrées alimentaires. L’accroissement de la production nationale peut également favoriser la création d’emplois, stimuler l’entrepreneuriat rural et renforcer la participation des entreprises gabonaises à l’économie nationale.
Pour atteindre ces objectifs, les orientations évoquées devront se traduire par des investissements concrets, un accompagnement des producteurs et des mécanismes permettant de rendre les productions locales compétitives et accessibles aux consommateurs.
Le renforcement de la souveraineté alimentaire constitue ainsi un chantier économique de long terme pour le Gabon. Sa réussite se mesurera à l’évolution de la production nationale, à la capacité des filières à satisfaire la demande intérieure et aux opportunités durables offertes aux producteurs, aux entrepreneurs et à la jeunesse gabonaise.






























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