Du 2 au 5 novembre 2026, le Gabon prend part à Vienne, en Autriche, à la deuxième partie de la reprise de la 17ᵉ session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption. À travers son intervention, la délégation gabonaise a réaffirmé l’engagement du pays à renforcer ses mécanismes de prévention, de contrôle et de lutte contre la corruption, conformément aux exigences de la Convention.
Le Gabon engagé dans le mécanisme d’évaluation des Nations Unies
Conduite par le commissaire membre, expert gouvernemental et point focal national auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Séraphin Ondoumba, assisté de Sylvere Wilfreed Nzamba, Expert Gouvernemental, la délégation gabonaise participe aux travaux consacrés à l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Lors de son allocution, le Chef de la délégation gabonaise, le commissaire membre, expert gouvernemental et point focal national auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Séraphin Ondoumba, a rappelé que le Gabon a signé cette Convention le 10 décembre 2003 avant de la ratifier le 1ᵉʳ octobre 2007. Depuis, le pays participe au mécanisme international d’examen de son application, destiné à évaluer les dispositifs nationaux et à identifier les mesures nécessaires à leur renforcement.
Après avoir achevé en 2015 le premier cycle d’examen, portant notamment sur l’incrimination, la détection, la répression et la coopération internationale, le Gabon est désormais engagé dans le deuxième cycle. Celui-ci porte sur les mesures préventives et le recouvrement des avoirs issus d’actes de corruption.
Le deuxième cycle d’examen franchit une étape importante
Une avancée majeure a été enregistrée avec la visite-pays organisée à Libreville du 29 juin au 1ᵉʳ juillet 2026, en présence des autorités nationales concernées et des experts désignés. Cette étape a permis des échanges directs sur les dispositifs institutionnels et les mécanismes nationaux de lutte contre la corruption.
À Vienne, la délégation gabonaise a indiqué être désormais dans l’attente du résumé analytique et du rapport final issus de cet examen. Ces documents permettront de mettre en évidence les progrès réalisés, les bonnes pratiques identifiées ainsi que les défis qui restent à relever.
Le Gabon a également exprimé son souhait de rendre publics les résultats de cette évaluation, afin de favoriser l’appropriation nationale des recommandations et de renforcer la transparence dans le fonctionnement des institutions.
La Cinquième République face à l’exigence de redevabilité
Dans son intervention, la délégation a souligné l’importance accordée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à la finalisation de ce deuxième cycle d’examen. Sous la Cinquième République, les autorités entendent faire de la transparence, de l’intégrité publique, de la redevabilité et du respect de l’État de droit des principes structurants de l’action publique.
Cette orientation suppose notamment de renforcer les mécanismes de prévention, d’améliorer la coordination entre les institutions, de promouvoir la coopération internationale et de lutter contre l’impunité dans le respect des garanties juridiques. Le recouvrement des avoirs issus de la corruption constitue également un axe important de cette démarche.
La délégation gabonaise a, par ailleurs, salué l’accompagnement de l’ONUDC et des États parties, tout en appelant à une mobilisation internationale accrue pour prévenir et combattre efficacement la corruption.
Un rendez-vous décisif pour la deuxième phase du mécanisme
La participation gabonaise s’inscrit également dans les préparatifs de la session extraordinaire de la Conférence des États parties à la Convention, prévue le 6 novembre 2026 à Vienne. Cette rencontre doit notamment permettre l’adoption officielle des documents nécessaires à la conduite des examens de pays dans le cadre de la deuxième phase du mécanisme d’examen.
Le Gabon a encouragé les États parties à privilégier le dialogue, le compromis et le consensus afin de faciliter l’adoption de ces documents et de permettre le lancement effectif de cette nouvelle phase en 2027.
Au-delà de sa participation aux travaux internationaux, l’enjeu pour le Gabon sera désormais de traduire les recommandations issues du processus d’évaluation en mesures concrètes, applicables et vérifiables. Car la lutte contre la corruption ne repose pas uniquement sur les engagements diplomatiques : elle se mesure aussi à l’efficacité des institutions, à la transparence de la gestion publique et à la capacité de garantir la responsabilité des acteurs publics.






























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