Seul Chef d’État Africain à s’exprimer lors de l’ouverture de la 9ᵉ Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE), ce jeudi 5 novembre 2026, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema , a présenté les ambitions économiques du Gabon et lancé un appel aux investisseurs internationaux.
Une occasion de mettre en avant les réformes engagées, les ressources du pays et surtout sa volonté de transformer davantage ses richesses sur son propre territoire.
Le Gabon a marqué sa présence à Shanghai. Dans le cadre de sa visite d’État en République populaire de Chine, le Chef de l’Exécutif, a pris part, ce jeudi 5 novembre, à la cérémonie d’ouverture de la 9ᵉ Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE). La cérémonie, présidée par le Vice-Premier Ministre Chinois, Ding Xuexiang, a réuni les représentants de 4 142 exposants venus du monde entier.
Fait particulièrement remarquable, le dirigeant gabonais était le seul Chef d’État africain à prendre la parole à cette tribune. Une présence qui n’est pas passée inaperçue et qui a permis au Gabon de faire entendre sa voix dans un rendez-vous économique de premier plan.
Mais au-delà de cette distinction, c’est surtout le message porté par le Chef de l’État qui mérite l’attention : le Gabon entend désormais mieux valoriser ses ressources, attirer davantage de capitaux et donner une nouvelle impulsion à son économie.
Une première présence gabonaise qui ne doit rien au hasard
Cette édition de la CIIE restera également particulière pour le Gabon. Pour la première fois, le pays y dispose de son propre pavillon national. Coordonné par le Commissariat Général aux expositions et l’Agence Nationale de Promotion des Investissements, cet espace offre aux visiteurs un aperçu des richesses et des possibilités qu’offre le territoire gabonais.
Les essences de bois, la biodiversité et les produits du terroir y occupent une place de choix, autour d’un message évocateur : « Gabon, terre d’opportunités, de transformation, partenaire d’avenir partagé ».
Il ne s’agit pas simplement d’exposer des produits ou de présenter les richesses naturelles du pays. L’enjeu est aussi de faire connaître un Gabon qui souhaite prendre une place plus importante dans les échanges commerciaux internationaux et qui entend désormais vendre davantage que ses seules matières premières.
Un environnement des affaires en pleine évolution
Dans son allocution de circonstance, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé les liens historiques d’amitié et de coopération qui unissent Libreville et Pékin, avant d’inviter les investisseurs chinois et internationaux à s’intéresser aux opportunités offertes par le Gabon.
Pour étayer son appel, le Président de la République a présenté les efforts entrepris pour rendre le pays plus attractif. La Zone économique spéciale de Nkok, le nouveau Code des investissements, le libre transfert des profits et la création d’entreprise en ligne en 48 heures figurent parmi les mesures mises en avant. À cela s’ajoutent les réformes engagées dans les secteurs du travail, des mines et du pétrole.
Le Chef de l’État a par ailleurs insisté sur un atout que le Gabon peut difficilement ignorer : sa position géographique. Avec sa façade atlantique, le pays représente une porte d’entrée stratégique vers un marché de près de 200 millions de consommateurs en Afrique centrale. Un argument de poids pour les entreprises qui souhaitent s’implanter dans la sous-région et développer leurs activités au-delà des frontières nationales.
Transformer sur place pour créer davantage de richesses et d’emplois
Bois, manganèse, fer de Belinga, énergie, eau, santé, numérique, agriculture, économie verte et crédits carbone : les secteurs présentés aux investisseurs témoignent de la diversité des possibilités économiques du Gabon. L’agriculture, apparaît comme l’un des grands chantiers à venir, avec un potentiel estimé à 5 millions d’hectares de terres arables. Une perspective qui ouvre des possibilités importantes en matière de production, de transformation agro-industrielle et de souveraineté alimentaire.
Mais le véritable fil conducteur de l’intervention présidentielle se trouve ailleurs : dans la volonté de changer progressivement le modèle économique du pays.
Pendant longtemps, l’économie gabonaise s’est largement appuyée sur l’exportation de ses ressources naturelles. Désormais, l’ambition affichée est de franchir une nouvelle étape : transformer davantage le bois, le manganèse et les autres richesses nationales avant leur commercialisation, développer des unités industrielles sur place et permettre aux Gabonais de bénéficier plus directement de la valeur créée.
En d’autres termes, il ne s’agit plus seulement d’extraire et d’exporter, mais aussi de produire, de transformer et de créer des emplois au Gabon. C’est dans cette perspective que s’inscrit la promotion du Made in Gabon sur le marché chinois.
Le Made in Gabon à la conquête du marché chinois
L’ouverture, depuis le 1ᵉʳ mai 2026, du marché chinois aux produits africains sans droits de douane représente une occasion que le Gabon entend saisir. Pour les producteurs et les entreprises nationales, cette mesure peut offrir de nouveaux débouchés et favoriser une présence plus importante des produits gabonais auprès des consommateurs chinois.
Encore faut-il être en mesure de répondre à la demande, d’améliorer la qualité des productions et de développer les capacités de transformation. C’est précisément là que les partenariats avec les entreprises étrangères peuvent jouer un rôle déterminant.
L’intérêt de cette démarche est donc de construire une coopération qui profite aux deux parties : des opportunités d’investissement pour les partenaires étrangers et, pour le Gabon, des transferts de compétences, des emplois, des capacités industrielles renforcées et de nouveaux marchés pour ses productions.
Après son discours, le Numéro Un Gabonais s’est rendu au pavillon gabonais, avant de visiter plusieurs autres espaces de l’exposition consacrés aux nouvelles technologies, à l’énergie, à l’agriculture et à l’industrie.
À Shanghai, le Gabon ne s’est donc pas contenté de répondre présent à un grand rendez-vous international. Il a choisi d’y présenter ses ambitions, de faire connaître ses atouts et de rappeler qu’il entend désormais jouer un rôle plus actif dans les échanges économiques mondiaux.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le défi est clair : faire en sorte que les richesses du pays profitent davantage à son économie et à sa population. La présence du Gabon à la CIIE 2026 s’inscrit dans cette perspective, avec une ambition qui dépasse le cadre de cette exposition : faire de l’investissement et de la transformation locale les moteurs d’une nouvelle dynamique économique nationale.































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