Si le Gabon s’est présenté comme un modèle de transition et un acteur environnemental, il n’a pas oublié de revendiquer sa place dans les grands dossiers de la paix et de la sécurité internationale.
Le président gabonais a rappelé les conflits qui ensanglantent l’Afrique : RDC, Soudan, Corne de l’Afrique, Sahel. Son message était clair : « Plutôt que de toujours stigmatiser et condamner les États du Sahel, la communauté internationale gagnerait à les soutenir. » Une manière de prendre ses distances avec la vision sécuritaire occidentale et de plaider pour une approche plus solidaire.
Sur le Moyen-Orient, Oligui Nguema a réaffirmé la position historique du Gabon en faveur d’une solution à deux États entre Israël et la Palestine. Il a dénoncé l’embargo contre Cuba, symbole d’une politique de sanction qu’il juge contre-productive.
Enfin, il a abordé la réforme du Conseil de sécurité, un serpent de mer de la diplomatie mondiale. En rappelant le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, il s’est aligné sur la position africaine : obtenir des sièges permanents pour le continent. Un sujet qui cristallise depuis des années la frustration des pays africains face à leur marginalisation dans les instances de décision.
Avec ce discours, Oligui Nguema cherche à positionner le Gabon comme une voix crédible dans les débats globaux. Derrière les mots, il y a une stratégie : transformer le prestige d’une transition réussie en capital diplomatique, et peser davantage sur la scène internationale.































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