Sous la Très Haute Présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres, réuni ce jeudi 23 octobre 2025, a adopté une série de textes majeurs marquant une avancée décisive dans le processus de décentralisation et de gouvernance locale au Gabon.
Une loi organique révisée : clarifier et renforcer la décentralisation
Le projet de loi portant révision de la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation constitue le cœur de cette réforme. L’objectif : rationaliser et simplifier un cadre juridique aujourd’hui éclaté, levier de lenteurs administratives et freins à une application effective.
Le texte fusionne et unifie désormais les dispositions de la loi de 2015, de la loi n°028/2020 sur le transfert des compétences, et de l’ordonnance n°005/PR/2023, offrant ainsi un corpus cohérent et lisible.
Parmi les innovations clés :
– Catégorisation des collectivités locales selon des critères démographiques, économiques et géographiques ;
– Clarification du rôle des présidents de conseils locaux et de leurs bureaux ;
– Définition du régime des délégations spéciales et des compétences non transférables ;
– Refonte du cadre financier, incluant la création d’un fonds de péréquation destiné à garantir une redistribution équitable des ressources.
Ce fonds sera alimenté par 5 à 10 % des ressources propres du budget de l’État, complété par des contributions issues des secteurs minier, forestier, pétrolier et gazier. La clé de répartition : 70 % des ressources équitablement entre les 135 collectivités locales, et 30 % redistribuées selon critères démographiques et d’éloignement.
Du papier à la pratique : transfert concret des compétences et moyens de l’État
Dans le prolongement de cette réforme, le décret portant transfert des compétences et des moyens de l’État aux collectivités locales a été adopté. Il marque le passage de la théorie à la pratique, en rendant effectif le transfert progressif des compétences et moyens de vingt ministères vers l’ensemble des 135 collectivités locales : 52 communes, 35 arrondissements et 48 conseils départementaux.
Fruit des recommandations de la Commission nationale de la décentralisation (CND), tenue en juin dernier, cette approche graduelle et inclusive garantit un accompagnement technique et financier adapté à chaque collectivité.
Le décret prévoit également un Fonds de péréquation spécifique, financé par 10 % des ressources propres de l’État et des contributions sectorielles, dont la répartition se fait ainsi : 97 % pour le développement local, 1,5 % pour le fonctionnement du fonds, 1,5 % pour les organes de la décentralisation.
Cette initiative traduit la volonté du Président Oligui Nguema de transformer la décentralisation en levier de développement équilibré, rapprochant l’État des citoyens et des territoires.
Organisation électorale : transparence et préparation des scrutins
Le Conseil des Ministres a également adopté :
– Le décret fixant le tableau des grands électeurs pour l’élection des sénateurs 2025, assurant la transparence et la régularité du scrutin ;
– Le décret fixant le calendrier du second tour des élections législatives, avec convocation du collège électoral le 2 novembre 2025 dans le 1er arrondissement de Ntoum et la commune de Moabi.
La campagne électorale s’ouvrira le 23 octobre à minuit et se clôturera le 1er novembre à minuit, garantissant un processus ordonné, transparent et conforme aux principes démocratiques de la Ve République.
Sous la direction du Président Oligui Nguema, ces mesures illustrent l’ambition d’un Gabon moderne, inclusif et efficace, où décentralisation, développement local et transparence électorale convergent pour renforcer l’État et sa proximité avec les citoyens.































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