
Alors que la Guinée vient d’inscrire son nom dans l’histoire minière du continent avec le lancement officiel de l’exploitation du fer de Simandou, le Gabon, lui, contemple encore les conséquences d’années d’improvisation et de gestion approximative du projet Belinga. Une occasion manquée qui illustre, une fois de plus, les dérives et les limites du régime déchu.
Annoncé à grand renfort de communication et présenté comme le projet minier du siècle, le dossier Belinga aura finalement été l’un des symboles les plus éclatants de l’échec du système Bongo-Valentin. Entre opacité des négociations, conflits d’intérêts et absence totale de suivi stratégique, le régime déchu a transformé un espoir national en mirage économique.
Sous l’ère à vite oublier d’Ali Bongo Ondimba, le partenariat conclu avec Fortescue Metals Group (FMG) à travers sa filiale Ivindo Iron s’était révélé être, selon de nombreux observateurs, un montage bancal, aux contours flous et aux bénéfices dérisoires pour le Gabon. Derrière le discours officiel se cachait un pipeau politico-économique, destiné à redorer une image ternie par la perte de légitimité et à masquer la faillite d’un système à bout de souffle.
Le contraste est saisissant. À Conakry, ce mardi 11 novembre, les nouvelles autorités, conduites par le colonel Mamadi Doumbouya, ont procédé au lancement officiel de l’exploitation du fer de Simandou, un projet attendu depuis près de trois décennies.
La cérémonie, à la fois symbolique et politique, s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État, dont le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que de son homologue rwandais, Paul Kagame.
Ce que la Guinée a su accomplir, le Gabon aurait pu le réaliser depuis longtemps. Mais la différence réside dans la volonté politique. Là où les anciennes autorités gabonaises ont multiplié les effets d’annonce sans résultat tangible, les Guinéens ont choisi la rigueur, la souveraineté et la transparence comme leviers d’action.
Brice Clotaire Oligui Nguema : faire bouger les lignes
Depuis son accession à la magistrature suprême, Brice Clotaire Oligui Nguema s’emploie à redonner au Gabon la maîtrise de ses ressources naturelles. Conscient du potentiel stratégique du gisement de Belinga, le Chef de l’État entend remettre ce projet au centre de la relance économique nationale.
Sous sa direction, les autorités de la Cinquième République ont engagé un travail de réévaluation de la convention minière signée avec Fortescue, afin d’en corriger les déséquilibres et de garantir une exploitation juste, transparente et véritablement bénéfique pour le pays. L’objectif est clair : sortir Belinga du sommeil politique dans lequel il avait été plongé pour en faire un moteur de croissance et un vivier d’emplois pour les Gabonais.
Belinga n’est pas seulement un projet industriel : c’est un enjeu de souveraineté et de crédibilité. Son redémarrage symbolisera la rupture entre un passé de compromissions et un avenir de responsabilité nationale. Dans un contexte où le pays cherche à diversifier son économie et à offrir des perspectives concrètes à sa jeunesse, le fer de Belinga représente une promesse à tenir, un engagement à honorer.
L’échec du passé ne saurait condamner l’avenir. Ce que le régime déchu a trahi par négligence, le Président Oligui Nguema veut désormais le reconstruire avec méthode et détermination. Le fer de Belinga, longtemps bradé et oublié, doit redevenir le symbole du redressement économique et de la souveraineté retrouvée du Gabon.































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