Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé une audience à deux importantes délégations économiques internationales : celle du groupe Ciment d’Afrique (CIMAF), conduite par son Président-directeur général Anas Sefrioui, et celle du groupe chinois HUNAN XINZHONAO INVESTMENT, actuellement en mission de prospection au Gabon. Ces rencontres de haut niveau s’inscrivent dans une dynamique assumée de refondation des relations entre l’État gabonais et les investisseurs étrangers.
Au cœur des échanges : la nouvelle vision économique du Gabon, fondée sur des partenariats transparents, équilibrés et mutuellement bénéfiques. Le Chef de l’État a clairement réaffirmé que l’ère des accords déséquilibrés, peu favorables aux intérêts nationaux, est désormais révolue. Les investisseurs sont appelés à s’inscrire dans une logique de création de valeur locale, de transfert de compétences et de participation accrue de l’État au capital.
CIMAF : cap sur l’industrialisation et l’emploi local
La délégation de CIMAF a présenté l’état d’avancement de ses activités au Gabon, mettant en avant son expertise dans la cimenterie et les matériaux de construction. Les discussions ont particulièrement porté sur le projet stratégique de l’usine de Franceville, appelée à renforcer l’offre nationale en ciment et à soutenir les grands chantiers de logements et d’infrastructures.
À cette occasion, le Président de la République a été sans ambiguïté : la participation de l’État gabonais au capital des entreprises opérant sur le territoire doit être renforcée. Pour CIMAF, la part de l’État, jusque-là inférieure à 5 %, devra être portée à 10 %, conformément aux nouvelles orientations gouvernementales. Ce seuil constitue désormais un principe non négociable.
Le Chef de l’État a également fixé des objectifs clairs : l’usine de Franceville devra être achevée au plus tard en septembre 2026, avec une capacité de production estimée à 1,85 million de tonnes de ciment par an. Le réinvestissement annoncé par CIMAF permettra la modernisation de l’unité industrielle et aura un impact structurant sur le Haut-Ogooué, en matière de création d’emplois, notamment pour les jeunes, et de dynamisation de l’économie locale.
HUNAN XINZHONAO INVESTMENT : des opportunités, mais sous conditions
Les échanges avec la délégation du groupe HUNAN XINZHONAO INVESTMENT ont porté sur les opportunités d’investissement dans les secteurs minier et industriel. Le Président Oligui Nguema a exposé la doctrine économique du Gouvernement : ouverture aux capitaux étrangers, oui, mais dans le strict respect des intérêts nationaux.
Les partenariats envisagés devront intégrer des exigences claires : participation de l’État, transfert de compétences, transformation locale des ressources et création de valeur sur le territoire gabonais. Autant de conditions qui traduisent la volonté présidentielle de bâtir une économie plus souveraine, plus industrielle et moins dépendante de l’exportation brute des matières premières.
Une rupture assumée avec les pratiques du passé
À travers ces audiences, le Chef de l’État réaffirme sa détermination à rompre avec les schémas économiques hérités du passé. Le Gabon ne se contente plus d’accueillir des investisseurs : il entend désormais être un acteur à part entière de la richesse créée sur son sol.
Les groupes CIMAF et HUNAN XINZHONAO INVESTMENT ont été invités à aligner leurs projets sur cette nouvelle doctrine, condition essentielle pour contribuer efficacement au développement durable, à l’industrialisation et à la création d’emplois au Gabon. Une ligne claire, assumée et cohérente avec l’ambition présidentielle de bâtir un État fort, stratège et économiquement souverain.































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