À l’occasion du centenaire du groupe Schlumberger, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience Monsieur Ndubuisi Maduemezia, Président Europe et Afrique du géant mondial des services pétroliers. Une rencontre à forte portée politique et économique, qui illustre la nouvelle doctrine gabonaise en matière de partenariats stratégiques : ouverture, mais exigence.
Présente au Gabon depuis 92 ans, Schlumberger fait partie de ces multinationales historiquement ancrées dans le paysage énergétique national. Mais à l’heure de la Ve République, le Chef de l’État entend inscrire cette longévité dans une logique renouvelée, résolument tournée vers les retombées concrètes pour l’économie et les populations.
Un partenariat appelé à changer de dimension
Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre l’État gabonais et Schlumberger, dans un contexte où le pays ambitionne de mieux valoriser ses ressources naturelles tout en accélérant sa transformation structurelle. Le Président Oligui Nguema a rappelé que la nouvelle phase de développement engagée par le Gabon repose sur une articulation claire entre attractivité économique et souveraineté nationale.
Face au Chef de l’État, Ndubuisi Maduemezia a réaffirmé la volonté du groupe Schlumberger de s’aligner sur la vision stratégique présidentielle, saluant un leadership orienté vers la stabilité, la réforme et la création de valeur locale. Une déclaration bienvenue, mais que le Président de la République a immédiatement replacée dans un cadre d’exigence et de responsabilité.
Des attentes claires : emplois, compétences, infrastructures
Brice Clotaire Oligui Nguema a, sans détour, rappelé les priorités de l’État gabonais. Désormais, les partenariats avec les grandes entreprises internationales devront produire des résultats tangibles, mesurables et durables. Trois axes majeurs ont été clairement énoncés :
– la création d’emplois au profit des Gabonais,
– le transfert effectif de compétences et de technologies,
– la participation active à des projets structurants d’intérêt national.
Dans cette perspective, le Chef de l’État a invité Schlumberger à s’impliquer directement dans la réalisation de la voie de contournement de Port-Gentil, un projet stratégique pour le désenclavement, la fluidité économique et la modernisation de la capitale économique du pays. Il a également insisté sur la nécessité pour le groupe de renforcer son implantation locale, au-delà de ses activités traditionnelles, afin de contribuer davantage au tissu économique national.
Une diplomatie économique sous condition de résultats
Dans la droite ligne de sa méthode de gouvernance, le Président de la République a tenu à préciser que la poursuite et l’approfondissement du partenariat avec Schlumberger dépendront du respect effectif des engagements pris. Une manière claire de signifier que le temps des relations déséquilibrées ou purement déclaratives est révolu.
Cette audience illustre la diplomatie économique assumée par Brice Clotaire Oligui Nguema : une diplomatie de fermeté sereine, où l’État gabonais se positionne non plus comme simple hôte de multinationales, mais comme acteur stratégique, prescripteur et arbitre de l’intérêt général.
À travers cet échange, le Chef de l’État confirme sa volonté de faire du secteur extractif un levier de développement réel, au service de la diversification économique, de l’emploi et de la souveraineté nationale. Un message clair adressé à l’ensemble des partenaires internationaux : au Gabon, sous la Ve République, l’investissement est bienvenu, mais il doit désormais rimer avec engagement, responsabilité et résultats.































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