Au cœur du Moyen-Ogooué, là où les embouteillages, l’usure du temps et les contraintes logistiques freinaient depuis des décennies la mobilité et l’activité économique, Brice Clotaire Oligui Nguema a posé un acte à forte portée politique et territoriale. Le 19 mars dernier, le président de la Transition a lancé les travaux du nouveau pont d’Ebel-Abanga, mettant fin à 59 années de dépendance à un ouvrage devenu obsolète et risqué.
Plus qu’une simple infrastructure, ce chantier incarne une rupture avec une certaine inertie héritée du passé. À Ebel-Abanga, carrefour stratégique reliant plusieurs provinces, l’État gabonais a choisi d’investir là où le besoin était devenu critique. Fluidifier le trafic, sécuriser les déplacements et relancer l’économie locale : les objectifs sont clairs et assumés.
Avec un investissement estimé à 7 milliards de francs CFA, le futur pont se veut à la hauteur des ambitions affichées par le chef de l’État. Le projet prévoit une infrastructure moderne intégrant deux flyovers pour améliorer la circulation, quatre passerelles piétonnes pour sécuriser les riverains, mais aussi une série d’équipements annexes à forte valeur sociale et économique. Centre de pêche, centre de santé, espaces de loisirs et station-service viendront structurer un pôle de vie autour de l’ouvrage, transformant un point de passage contraignant en moteur de développement local.
Cette approche intégrée n’est pas anodine. Elle traduit une vision de l’aménagement du territoire où la route n’est plus une fin en soi, mais un levier pour désenclaver, connecter et créer de la valeur. En facilitant les échanges entre provinces, le pont d’Ebel-Abanga s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du réseau routier national, pilier de la relance économique voulue par Oligui Nguema.
Sur le plan social, l’impact est tout aussi significatif. Les travaux, prévus pour une durée de 36 mois, devraient générer plus de 100 emplois directs, offrant des opportunités concrètes aux populations locales. Une réponse tangible à la question de l’emploi, souvent au cœur des attentes dans les zones de l’intérieur du pays.
Lors de la cérémonie de lancement, le message des autorités locales a été sans détour. Le délégué spécial de la localité, s’exprimant au nom des populations, a salué un geste fort de l’État, perçu comme une reconnaissance des réalités vécues loin de Libreville. L’allocation des ressources, dans un esprit de décentralisation et de justice territoriale, a été présentée comme un signal politique fort en direction des provinces.
À travers Ebel-Abanga, Brice Clotaire Oligui Nguema consolide une image de dirigeant attaché au concret, aux chantiers visibles et à l’impact mesurable. Dans un pays où les infrastructures ont longtemps été synonymes de promesses non tenues, ce pont devient un marqueur : celui d’une Transition qui cherche à laisser des traces durables.
Reste désormais l’épreuve du temps et de l’exécution. Mais une chose est certaine : à Ebel-Abanga, le pouvoir a choisi de bâtir, au sens propre comme au figuré, un lien entre territoires, populations et avenir économique.































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