Au Palais Rénovation du bord de mer de Libreville, le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé une importante séance de travail mardi avec les partenaires sociaux du secteur de la santé.
Cette rencontre, sur fond d’échanges approfondis, francs et responsables, avait pour objectif de cerner avec précision les difficultés structurelles qui affectent ce pilier essentiel du service public, et d’identifier, de manière concertée, des mécanismes de solutions pérennes. Dans un climat de dialogue ouvert et constructif, l’ensemble des préoccupations soulevées par les syndicats a été examiné avec méthode et sens de l’intérêt général.
De la situation administrative des agents de santé à la question de la main-d’œuvre non permanente, en passant par la gouvernance et le fonctionnement des structures sanitaires, aucun sujet n’a été éludé.
À l’issue de l’audience, un leader syndical s’est dit satisfait de la qualité des échanges : « Nous avons rencontré un Chef d’État ouvert, compréhensif et direct. Il a répondu au cas par cas, preuve que certaines de nos préoccupations étaient déjà connues et que des pistes de solutions existaient », a-t-il déclaré, appelant par ailleurs à la lucidité et au réalisme quant au temps nécessaire pour redresser un secteur aussi sensible.
Conscient des enjeux humains et sociaux liés à la santé, le Chef de l’État a privilégié l’écoute et la concertation afin de prévenir toute interruption de service et garantir la continuité des soins au bénéfice des populations. Trois annonces majeures ont été faites :
– la réactivation du Conseil présidentiel de santé ;
– la mise en place d’un comité de suivi chargé de contrôler quotidiennement les actions engagées et de proposer des mesures correctives ;
– ainsi que la création d’une Haute Autorité de santé en République gabonaise.
En complément, un comité tripartite de suivi sera institué comme cadre permanent de dialogue. Il aura pour mission d’examiner, de façon progressive, structurée et pragmatique, l’ensemble des revendications exprimées.
Pour les partenaires sociaux, cette démarche rend toute logique de grève contre-productive. « Le Président est conscient du caractère sensible du secteur. En cas de grève, ce sont les plus démunis qui en paient le prix », a conclu un responsable syndical, soulignant la nécessité de préserver avant tout la vie et la santé des Gabonais.































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