Le Gabon est aujourd’hui confronté à un risque réel et immédiat d’année blanche. Non pas par manque de moyens financiers, mais à cause d’un choix délibéré de certains leaders syndicaux enseignants, qui préfèrent bloquer le système éducatif plutôt que d’accepter un principe élémentaire de transparence. Une situation grave, aux conséquences lourdes pour des milliers d’enfants et de familles.
Un danger clair : l’année blanche en ligne de mire
Jamais la menace d’une année blanche n’a été aussi concrète. Les salles de classe se vident, les calendriers pédagogiques se désarticulent et l’avenir scolaire de milliers d’élèves est suspendu à un bras de fer qui n’a plus rien de social.
Ce risque n’est ni abstrait ni lointain. Il est réel, immédiat et mesurable. Et il pèse directement sur les élèves, les parents et l’ensemble de la société gabonaise.
Clarifier les responsabilités : ce n’est pas un problème d’argent
Il faut le dire sans sourciller : l’argent est disponible. Les 16 milliards de FCFA destinés à l’Éducation nationale sont mobilisés, validés et prêts à être décaissés. Le planning de paiement est établi, avec un démarrage possible dès février 2026.
Le blocage actuel ne relève donc ni d’un désengagement de l’État, ni d’un manque de volonté politique. Il s’agit clairement d’un problème de gouvernance syndicale et de refus de transparence.
Pour éviter la mise au jour de certaines irrégularités, doublons, fichiers contestables, bénéficiaires indûment maintenus, des leaders syndicaux ont fait le choix de bloquer l’école gabonaise. Un choix lourd, un choix cynique, un choix qui sacrifie l’avenir de milliers d’enfants sur l’autel d’intérêts particuliers.
En refusant l’audit prévu à l’Article 6 du protocole consolidé, ces responsables syndicaux assument de fait une stratégie de confrontation, préférant prendre l’école en otage plutôt que de laisser s’exercer un contrôle pourtant normal dans tout État responsable.
Une main tendue par l’État, toujours ignorée
Face à cette posture radicale, l’État n’a jamais fermé la porte. Le dialogue reste ouvert, les engagements sont maintenus, le calendrier de paiement est prêt. Une seule condition demeure : la validation de l’audit du fichier matricule. Une exigence minimale, légitime, conforme aux règles de bonne gouvernance et à la gestion rigoureuse de l’argent public. Refuser cette condition, c’est refuser la transparence et de facto refuser la transparence, c’est nourrir le soupçon.
À ce stade, la crise n’est plus seulement sociale, elle est morale et politique. Elle oppose l’intérêt général à des logiques de préservation opaque, elle oppose l’avenir des enfants gabonais à des calculs corporatistes.
L’opinion publique est désormais en droit de poser la question que beaucoup murmurent : pourquoi bloquer l’école, si tout est en règle ? « Parents d’élèves, l’État est prêt à payer. Si l’école reste fermée, c’est parce que certains refusent la transparence. »































Discussion about this post