Dans la province de l’Ogooué-Ivindo, longtemps confrontée aux difficultés de mobilité et d’accès aux infrastructures modernes, le chantier de la route Ovan–Makokou avance à un rythme qui commence à transformer les réalités locales. Le week-end dernier, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, accompagné du gouverneur Christiane Leckat et des autorités locales, s’est rendu sur le terrain pour évaluer l’état d’avancement de ce projet routier de 97 kilomètres.
Sous la responsabilité de l’entreprise chinoise CFHEC, le chantier a franchi un cap important avec près de 50 % d’exécution globale. À ce stade, 25 kilomètres de route sont déjà bitumés, plusieurs tronçons ont fait l’objet de travaux de terrassement, et deux des quatre ponts prévus sont en phase d’achèvement. Des progrès qui confirment l’accélération des grands travaux d’infrastructures engagés dans le pays.
Au-delà des chiffres, cette route représente un enjeu stratégique pour le développement de la province. Elle doit améliorer la circulation des personnes et des biens, réduire les coûts de transport et faciliter l’accès aux services publics, tout en soutenant les activités économiques locales, notamment dans les secteurs forestier, agricole et commercial.
Une politique d’infrastructures assumée
Pour les autorités gabonaises, ce chantier s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait du désenclavement des provinces un axe central de l’action publique depuis la transition. L’objectif est clair : renforcer la cohésion territoriale en dotant les régions de routes structurantes capables de soutenir la croissance et l’intégration économique nationale.
La visite ministérielle a également permis de préparer la prochaine étape de ce programme routier. À Bombenda, à environ 25 kilomètres de Makokou, sera installée la base de vie de l’entreprise chinoise Maripoma, chargée d’un nouveau projet d’envergure : l’aménagement et le bitumage de l’axe Makokou–Mékambo–Ekata–Eloba, long de 260 kilomètres.
Ce futur corridor routier pourrait redessiner durablement la carte des échanges dans le nord-est du Gabon, en ouvrant davantage la province et en facilitant les connexions économiques entre localités jusque-là difficilement accessibles.
Le pari de la transformation territoriale
Dans l’Ogooué-Ivindo, ces projets routiers nourrissent de fortes attentes. Pendant des années, l’état des routes a constitué un frein majeur au développement local. Aujourd’hui, l’avancée visible des travaux contribue à installer un climat d’espoir parmi les populations.
En multipliant les chantiers structurants, le gouvernement entend démontrer que la modernisation des infrastructures constitue l’un des leviers essentiels de la transformation économique du Gabon. La route Ovan–Makokou, comme les projets à venir vers Mékambo et les localités environnantes, s’inscrit dans cette logique : faire de la mobilité un moteur de développement et un facteur d’équité territoriale.
Si le rythme actuel est maintenu, l’Ogooué-Ivindo pourrait devenir, dans les prochaines années, l’un des symboles les plus visibles de la politique de désenclavement engagée sous l’impulsion du président Oligui Nguema, une politique qui vise à rapprocher les provinces du centre décisionnel tout en rapprochant les populations des opportunités économiques.































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