Face à l’érosion continue du pouvoir d’achat, les plus hautes autorités du pays en tête desquelles le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, enclenchent une riposte budgétaire d’ampleur, orientée vers les dépenses essentielles des ménages. L’ambition est assumée : provoquer un impact rapide, visible et mesurable sur les charges quotidiennes des foyers.
Le panier de la ménagère en première ligne
Au centre du dispositif, les produits de large consommation, ceux qui structurent l’alimentation des familles et absorbent une part significative des revenus mensuels. Le texte officiel mentionne explicitement les « viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes alimentaires, huiles et sucre ».
Ce ciblage n’a rien d’anodin, bien au contraire, il est hautement stratégique. Il s’agit d’agir directement et de manière cohérente parfaitement structurée et efficace sur le socle du panier de la ménagère, là où la pression inflationniste est la plus ressentie. En réduisant la charge fiscale sur ces denrées stratégiques, l’Exécutif entend enclencher un effet immédiat sur les prix en rayon et offrir un soulagement concret aux ménages.
Le logement également concerné
L’initiative ne se limite pas à l’alimentation. Le gouvernement étend son intervention au secteur du bâtiment, autre poste de dépense importante pour les citoyens. Sont concernés notamment « le fer à béton, le ciment, le gravier, le sable », matériaux indispensables à la construction.
À travers cet élargissement, l’État vise un double objectif : freiner la flambée des coûts de réalisation des logements et, par ricochet, contenir la hausse des loyers et des investissements immobiliers. En agissant sur les intrants, le pouvoir public cherche à stabiliser l’ensemble de la chaîne.
Responsabilité collective et vigilance renforcée
Toutefois, le succès de cette mesure repose sur un principe cardinal : la transmission intégrale de la baisse fiscale jusqu’au consommateur final. Le Ministère appelle ainsi « les importateurs, les grossistes, les détaillants et de manière générale les distributeurs » à se conformer strictement aux nouvelles dispositions, dans un esprit de solidarité envers les franges les plus exposées de la population.
Les autorités rappellent que cette décision représente pour les finances publiques « un effort budgétaire substantiel ». En conséquence, des contrôles seront déployés sur l’ensemble du territoire afin d’éviter que l’allègement consenti ne soit neutralisé par des pratiques spéculatives ou des marges injustifiées.
Un numéro vert sera par ailleurs mis à la disposition des consommateurs pour signaler tout manquement, qu’il s’agisse d’un refus d’appliquer la réduction attendue ou d’un comportement abusif.
Un test grandeur nature
L’entrée en vigueur du dispositif constituera un moment décisif. Des marchés populaires aux grandes surfaces, en passant par les commerces de proximité, l’effectivité de la mesure sera scrutée avec attention.
Pour le gouvernement, il s’agit d’une réponse immédiate à une conjoncture jugée préoccupante. Plus qu’un simple ajustement technique, cette initiative se veut un acte de protection sociale : redonner, ne serait-ce que temporairement, un peu d’air aux budgets des ménages gabonais et restaurer la confiance dans l’action publique.































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