Lancée le 25 juillet au rond-point de Nzeng-Ayong, la caravane Acti’Jeunes 3.0 a achevé, ce 8 août à Ntoum, son premier parcours dans le Grand Libreville. Portée par la Fondation Ma Bannière, l’initiative a sillonné plusieurs communes pour aller directement à la rencontre des jeunes, avec un dispositif mêlant prévention des addictions, accompagnement social, santé et insertion professionnelle. Une première séquence jugée particulièrement encourageante, avant une possible extension à l’intérieur du pays.
Cinq étapes, plusieurs milliers de contacts et un même objectif : aller vers les jeunes plutôt que d’attendre qu’ils viennent chercher de l’aide. Lancée le 25 juillet dernier au rond-point de Nzeng-Ayong, la caravane Acti’Jeunes 3.0 a refermé, ce 8 août à Ntoum, son premier périple dans le Grand Libreville.
Après Nzeng-Ayong, l’initiative portée par la Fondation Ma Bannière a successivement fait escale à Akanda, Owendo, Bikélé puis Ntoum. Une itinérance conçue pour rapprocher les dispositifs d’écoute, de prévention et d’accompagnement des jeunes confrontés aux addictions, notamment aux drogues, mais aussi de ceux en quête d’orientation, de soins ou d’opportunités professionnelles.
Une caravane pensée comme un dispositif de proximité
Acti’Jeunes 3.0 ne s’est pas limitée à des campagnes de sensibilisation classiques. À chaque étape, les organisateurs ont déployé un véritable espace multiservices destiné à répondre à plusieurs problématiques auxquelles les jeunes sont confrontés au quotidien.
Avec « Waze-moi tout », les participants pouvaient bénéficier de séances d’écoute et de conseils psychologiques et sociaux. Le dispositif entendait ainsi créer un espace de parole permettant aux jeunes d’exprimer leurs difficultés et d’être orientés vers les structures adaptées.
Le Job Dating, autre composante de la caravane, a mis l’accent sur l’insertion professionnelle. L’objectif : permettre aux jeunes de mieux préparer leur recherche d’emploi et de les rapprocher des opportunités susceptibles de favoriser leur autonomie économique.
La santé constituait également un volet majeur du dispositif. Installé à chaque étape, le Village Santé proposait des consultations médicales gratuites grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires, parmi lesquels le Samu Social.
À cet accompagnement s’est ajoutée une dimension plus ludique avec une grande tombola. Gazinières, écrans plasma, micro-ondes, ventilateurs rechargeables ou encore matelas figuraient parmi les lots distribués aux participants.
Une mobilisation qui gagne du terrain
De Nzeng-Ayong à Ntoum, la caravane a progressivement gagné en mobilisation. Un engouement qui témoigne de l’intérêt suscité par une initiative qui combine prévention, écoute, santé et insertion dans un même espace.
L’étape de Bikélé a notamment été marquée par la présence du Dr Leïla Joumana, Représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). La responsable onusienne a salué la pertinence de l’initiative et réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner la Fondation Ma Bannière.
Cette reconnaissance d’un partenaire international constitue un signal encourageant pour les promoteurs d’Acti’Jeunes 3.0. Elle souligne notamment l’intérêt d’une approche de proximité dans la prévention des risques auxquels sont exposées certaines catégories de jeunes.
À Ntoum, dernière étape de cette première séquence, l’initiative a également reçu le soutien des autorités locales. La maire Zéférine Ototowa Ntoutoum s’est rendue sur le site de la caravane afin de témoigner sa reconnaissance à la fondatrice de la Fondation Ma Bannière pour cette action en direction des populations de sa commune.
« Plus que satisfaisant »
Au terme de cette première édition itinérante, Stéphanie Oyili, Coordinatrice générale de la Fondation Ma Bannière, dresse un bilan « plus que satisfaisant ». Elle souligne notamment la bonne organisation des différentes étapes et l’absence d’incident tout au long du parcours.
Au-delà du nombre de participants, l’enjeu résidait surtout dans la capacité de la caravane à créer un lien direct avec les jeunes et à leur proposer des réponses concrètes. Car la lutte contre les addictions ne peut se résumer à la seule dénonciation des comportements à risque : elle suppose également de travailler sur l’écoute, la santé mentale, l’accès aux soins, l’insertion professionnelle et l’autonomie.
C’est précisément sur cette approche multidimensionnelle que la Fondation Ma Bannière entend capitaliser.
Vers l’intérieur du pays
Après avoir parcouru plusieurs communes du Grand Libreville, Acti’Jeunes 3.0 pourrait désormais changer d’échelle. La Fondation Ma Bannière envisage de poursuivre la caravane à l’intérieur du pays, afin d’élargir son champ d’action et d’aller à la rencontre de nouvelles communautés.
Cette perspective donnerait à l’initiative une dimension nationale et permettrait de tester son modèle dans des territoires confrontés à des réalités différentes de celles de la capitale.
En achevant son parcours à Ntoum, Acti’Jeunes 3.0 ne referme donc pas véritablement son chapitre inaugural. Elle ouvre plutôt une nouvelle séquence : celle d’une initiative qui entend faire de la proximité, de l’écoute et de l’accompagnement des leviers essentiels pour mieux répondre aux défis de la jeunesse gabonaise.































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