À Donguila, l’engagement présidentiel en faveur de la pêche artisanale prend désormais une forme concrète. Lors de son dernier séjour dans cette localité, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait échangé avec les jeunes pêcheurs et pris l’engagement d’améliorer leurs conditions de travail tout en donnant à la filière les moyens de mieux s’organiser. Quelques mois plus tard, cette promesse se traduit par la construction du Centre d’Appui à la Pêche Artisanale de Donguila (CAPAD).
Loin d’être une simple infrastructure supplémentaire, le futur centre est pensé comme un véritable outil de transformation de l’économie locale. Son ambition : faire passer la pêche artisanale d’une activité essentiellement traditionnelle à une filière mieux structurée, capable de créer davantage de valeur et de revenus pour les populations.
Le CAPAD devrait notamment intégrer un quai moderne, des espaces dédiés à la conservation et à la transformation des produits halieutiques, des zones de commercialisation aménagées ainsi que différents équipements destinés à renforcer les capacités des acteurs de la filière.
Un changement important pour les pêcheurs de Donguila. La difficulté ne réside en effet pas uniquement dans la capture du poisson. Elle concerne également sa conservation, sa transformation, son transport et sa commercialisation. En intervenant sur ces différents maillons, le projet entend réduire les pertes, améliorer la qualité des produits et permettre aux pêcheurs de mieux valoriser le fruit de leur travail.
Produire davantage, mais surtout mieux valoriser. C’est tout l’enjeu de cette infrastructure qui s’inscrit dans une logique plus large de développement des chaînes de valeur locales.
À travers le CAPAD, le pêcheur n’est plus considéré uniquement comme un producteur. Il devient un acteur d’une chaîne économique intégrant conservation, transformation, distribution et commercialisation. Une évolution susceptible de générer de nouvelles activités autour de la filière et, par conséquent, de nouvelles opportunités d’emploi.
Les jeunes figurent au premier rang des bénéficiaires attendus de cette dynamique. Dans une économie où la question de l’employabilité constitue l’un des principaux défis, le développement de filières locales apparaît comme un moyen de créer des perspectives professionnelles directement dans les territoires.
Les femmes peuvent également trouver dans cette transformation de nouveaux espaces d’autonomisation, notamment dans les activités de transformation, de conservation et de commercialisation des produits halieutiques. L’objectif dépasse ainsi la seule amélioration des conditions de travail des pêcheurs : il s’agit de faire émerger autour de la pêche un véritable écosystème économique local.
Cette démarche rejoint les orientations du Programme de Gouvernance porté par le chef de l’État, notamment en matière d’employabilité, d’autonomisation et de développement des territoires. Elle illustre surtout une approche désormais récurrente dans l’action présidentielle : partir d’un besoin exprimé par les populations et chercher à lui apporter une réponse concrète à travers des infrastructures capables de produire des effets économiques durables.
À Donguila, la construction du CAPAD matérialise donc un engagement pris directement auprès des acteurs de terrain. Elle traduit une volonté de rapprocher les investissements publics des réalités locales et de donner aux territoires les moyens de valoriser leurs propres ressources.
Au-delà du quai, des équipements et des espaces de transformation, c’est une nouvelle ambition qui se dessine pour la pêche artisanale : faire d’une activité traditionnelle un véritable moteur de revenus, d’emplois et d’autonomisation.
À Donguila, la promesse présidentielle se transforme ainsi progressivement en outil de production. Et derrière cette infrastructure, c’est toute une économie locale que l’État entend désormais faire grandir.






























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