La rentrée solennelle des cours et tribunaux, tenue ce 5 octobre 2026 au Palais de justice de Libreville, a marqué l’ouverture de la nouvelle année judiciaire. En présence du Président de la République, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de la magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema, trois hauts magistrats ont officiellement pris leurs fonctions à la tête des principales juridictions supérieures du pays.
La cérémonie d’installation a consacré la prise de fonctions de M. André Wora Alonda, nommé premier président de la Cour de cassation, de M. Jean Gaspard Mintsa Ondo, désormais commissaire général à la loi près le Conseil d’État, et de M. Pamphile Moussavou Ibouanga, nommé premier président de la Cour des comptes.
Ces nominations sont issues du Conseil supérieur de la magistrature réuni le 16 septembre dernier à Port-Gentil. Leur installation intervient ainsi au moment où s’ouvre une nouvelle année judiciaire, avec des attentes fortes autour de l’efficacité, de la célérité et de la confiance dans l’institution judiciaire.
Trois juridictions, trois priorités
À la Cour de cassation, André Wora Alonda entend notamment placer le dialogue et la formation au cœur de son action. L’objectif affiché est de consolider les pratiques professionnelles et de renforcer la qualité du travail juridictionnel au sein de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire.
Au Conseil d’État, Jean Gaspard Mintsa Ondo met l’accent sur la rigueur et le travail collégial, avec une attention particulière portée à la protection des droits des citoyens. Une orientation qui place le respect du droit et la qualité de l’examen des dossiers au centre de ses priorités.
À la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga entend pour sa part améliorer la qualité des contrôles et renforcer l’accompagnement du Parlement et du Gouvernement dans l’évaluation des politiques publiques. La juridiction financière entend ainsi consolider son rôle dans le contrôle et l’analyse de l’action publique.
De l’engagement à l’efficacité
Au-delà des orientations propres à chaque institution, un même objectif se dégage des prises de parole des nouveaux responsables : transformer les engagements en résultats concrets.
L’accélération du traitement des dossiers et la réduction des délais de décision figurent parmi les priorités affichées. L’ambition est également de faire progresser une justice capable d’inspirer davantage de confiance aux citoyens par la qualité de ses décisions, leur célérité et leur lisibilité.
Cette rentrée judiciaire intervient dans un contexte où la question de l’efficacité des institutions constitue un enjeu central de la transformation de l’État. Pour les nouvelles équipes dirigeantes des hautes juridictions, la responsabilité est désormais de traduire les orientations annoncées en pratiques et en résultats mesurables.
À travers l’installation de ces trois hauts magistrats, la nouvelle année judiciaire s’ouvre ainsi sous le signe de la responsabilité, de la rigueur et de la recherche d’une justice plus efficace au service des citoyens.































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