Dans sa question écrite, le député français dresse le portrait d’un Gabon confronté à une profonde crise sociale, évoquant un chômage élevé, une dégradation des services publics, un accès insuffisant aux soins et à l’eau potable, ainsi qu’une baisse du pouvoir d’achat.
Un constat qui appelle toutefois une première précision essentielle : les principaux chiffres avancés ne sont accompagnés d’aucune référence à des sources statistiques officielles ou à des données institutionnelles permettant d’en vérifier l’exactitude. Dès lors, la crédibilité de ces données statistiques est remise en cause, d’autant qu’elles sont aux antipodes de la réalité.
Cette absence de données vérifiables ne signifie pas que les défis sociaux auxquels le Gabon est confronté n’existent pas. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que le pays hérite de difficultés anciennes, accumulées au fil des décennies, et elles travaillent à y remédier. Le Gabon sort de quatorze années d’immobilisme et de gabegie financière ; ne l’oublions pas.
En revanche, toute analyse sérieuse de la situation doit s’appuyer sur des indicateurs fiables, objectivement établis et comparables dans le temps, plutôt que sur des estimations dont la méthodologie n’est pas connue.
C’est précisément sur ce terrain que le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, entend inscrire son action. Depuis son accession à la magistrature suprême, il a fait de la réponse aux préoccupations sociales l’un des principaux axes de son programme de réformes, avec une série de mesures destinées à améliorer progressivement les conditions de vie des Gabonais.
On parle de lutte contre le chômage. Or, lorsque Brice Clotaire Oligui Nguema prend les rênes du pays, le chômage atteint un taux particulièrement élevé, n’en déplaise aux chiffres manipulés par l’ancien régime, en complicité avec certaines agences de notation internationales. Et pour cause : plusieurs chantiers étaient à l’arrêt, les recrutements dans la fonction publique étaient gelés, l’inadéquation entre la formation et l’emploi persistait, les situations administratives étaient bloquées ; la liste n’est pas exhaustive.
Lorsqu’il arrive au pouvoir, c’est lui qui procède à la régularisation de la situation administrative de plusieurs agents, procède au dégel des recrutements dans la fonction publique et qui remet le pays en chantier, offrant ainsi plusieurs opportunités d’emploi dans de nombreux secteurs. Comparativement, il convient donc d’être logique.
Parmi les initiatives déjà engagées figure notamment le remboursement des épargnants de Postebank, lancé le 19 juin dernier. Ce n’est pas l’Exécutif actuel qui a créé cette dette, mais il procède à son remboursement afin de réparer un préjudice subi depuis plusieurs années. À cette mesure s’ajoute la mise en place d’une centrale d’achat destinée à lutter contre la vie chère en agissant sur les prix des produits de première nécessité.
Le paiement de la dette intérieure, afin de redonner du souffle à nos entreprises, ainsi que le règlement des rappels et des pensions de retraite participent également de cette dynamique. Le rétablissement des bourses scolaires ect… La liste n’est pas exhaustive. Autant de mesures à fort caractère social qui contrastent très clairement avec le narratif de l’élu français.
Le Chef de l’État a par ailleurs impulsé d’importants investissements dans les secteurs de l’eau potable et de l’électricité afin de renforcer l’accès des populations à ces services essentiels, tout en engageant une politique de redistribution d’une partie des recettes de l’État au profit des collectivités locales pour accélérer le développement de proximité.
Cette démarche traduit une vision qui privilégie les réponses structurelles aux difficultés sociales plutôt que les déclarations d’intention. L’évaluation de l’action publique ne peut se limiter à une photographie instantanée de la situation ; elle doit aussi prendre en compte les réformes engagées, les investissements réalisés, les transformations progressivement mises en œuvre, mais surtout le passif hérité.
Dans cette perspective, le débat dépasse la seule évocation de chiffres qui ne reposent sur aucun fondement solide. Il porte désormais sur la capacité des politiques publiques à produire des résultats significatifs et durables.
C’est sur cette trajectoire que le Président de la République entend être jugé : celle d’un chantier de réformes destiné à reconstruire progressivement les services publics, à améliorer le pouvoir d’achat et à renforcer les conditions d’un développement plus équilibré au bénéfice de l’ensemble des Gabonais.































Discussion about this post