Lors de son traditionnel point de presse tenu ce jour, Théophane Nzame‑Nze Biyoghe, porte-parole de la Présidence de la République, est revenu sur l’actualité du secteur éducatif, marquée à la fois par un drame survenu au sein de la communauté scolaire et par les avancées enregistrées dans le cadre des discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
En ouverture de sa communication, le porte-parole a tenu à exprimer la solidarité des plus hautes autorités de l’État en tête desquelles Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, à la famille de Steeven Mombo, élève du Lycée national Léon Mba, tragiquement décédé en début de semaine dernière.
Dans un ton chargé d’émotion et de gravité, Théophane Nzame‑Nze Biyoghe a adressé, au nom des institutions de la République, les condoléances les plus sincères à la famille du jeune disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative.
Selon lui, ce drame rappelle avec force que les défis auxquels fait face l’école gabonaise dépassent les seules revendications administratives ou corporatistes.
« Le chantier de l’école gabonaise est vaste, très vaste », a-t-il souligné, rappelant que l’État demeure pleinement mobilisé pour redresser de manière méthodique et significative le système éducatif national, en l’occurrence en matière d’encadrement intellectuel et moral de la jeunesse.
Dans cette dynamique, a-t-il précisé, Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, accorde une attention particulière à la question éducative, aux côtés de l’ensemble des institutions et des acteurs concernés.
Des avancées concrètes dans le dialogue social
Abordant la question de la grève déclenchée dans le secteur de l’éducation nationale, le porte-parole de la Présidence a indiqué que les discussions engagées entre le gouvernement et les partenaires sociaux ont déjà permis d’enregistrer plusieurs avancées significatives.
Les travaux du Comité de Suivi-Évaluation, mis en place pour assurer la mise en œuvre des engagements pris par les autorités, permettent d’établir un premier bilan jugé encourageant.
Ainsi, plusieurs mesures concrètes ont été actées : 20 sortants d’écoles normales ont déjà été mis en solde par les services compétents ; 148 enseignants, dont 78 issus de l’École normale supérieure (ENS) et 70 de l’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET), ont vu leurs situations administratives régularisées sur instruction directe du Chef de l’État ; 250 agents ont été placés sous présalaire, parmi lesquels des enseignants bénévoles, des sortants des écoles ENIL et ENIF, ainsi que des professeurs de sciences.
Ces mesures, a-t-il souligné, témoignent de la détermination des autorités à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole d’accord conclu avec les organisations syndicales du secteur éducatif.
Selon Théophane Nzame‑Nze Biyoghe, l’ensemble des engagements programmés pour le mois de février a été exécuté à 100 %, illustrant parfaitement la volonté du gouvernement d’avancer avec méthode et rigueur dans la résolution progressive des difficultés du secteur.
Dans ce contexte, le porte-parole de la Présidence a relayé l’appel du Chef de l’État en faveur d’une culture du dialogue permanent dans tous les secteurs de la vie nationale.
Pour les autorités, la concertation, le sens des responsabilités et la recherche collective de solutions constituent les leviers essentiels pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté.
« C’est par la concertation, la responsabilité et la recherche collective de solutions que nous pourrons régler durablement les difficultés auxquelles notre pays est confronté », a conclu Théophane Nzame‑Nze Biyoghe, réaffirmant l’engagement de l’État à poursuivre les réformes nécessaires pour redresser et moderniser le système éducatif gabonais.































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