Face aux perturbations ayant profondément affecté le déroulement normal de l’année scolaire, le Gouvernement gabonais engage une réponse structurée et pragmatique : le réaménagement du calendrier scolaire afin de rattraper les retards accumulés et sécuriser le parcours des apprenants, en particulier ceux des classes d’examen.
C’est dans cette optique que la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Instruction civique, Mme Camelia Ntoutoume Leclercq, a présidé, le samedi 31 janvier 2026, une réunion stratégique du Comité Technique Interministériel Tripartite, tenue dans le cadre du Comité des Directions (CODIR).
Un réaménagement dicté par des dysfonctionnements structurels
Contrairement à une simple lecture technique, le réaménagement du calendrier scolaire ne relève pas d’un ajustement cosmétique. Il est la conséquence directe de dysfonctionnements structurels persistants qui ont fragilisé l’équilibre du système éducatif.
Parmi les causes identifiées figurent les tensions sociales récurrentes, les régularisations administratives tardives, un déficit d’anticipation dans la gestion des échéances scolaires, ainsi qu’un enchaînement de mouvements d’humeur au sein des établissements. Autant de facteurs qui ont progressivement grippé la machine éducative, rendant inévitable une refonte du planning scolaire pour éviter une année compromise.
Rattraper le retard sans sacrifier la qualité
Au cœur des travaux, la validation d’un nouveau calendrier scolaire réaménagé s’est imposée comme l’axe prioritaire. L’objectif est clair : rattraper le temps perdu tout en préservant la qualité des apprentissages, notamment pour les élèves en classe d’examen, dont les échéances académiques sont déterminantes.
Ce calendrier revisité a donc pour objectif de restaurer la continuité pédagogique, à sécuriser les évaluations certificatives et à offrir aux apprenants un cadre stabilisé, indispensable à la réussite scolaire.
Pour valider les options retenues, l’État s’est appuyé sur l’expertise de spécialistes nationaux, avec l’appui technique du Bureau de l’UNESCO à Libreville. L’enjeu est majeur : s’assurer que les mesures de rattrapage respectent les standards pédagogiques internationaux et ne se limitent pas à une simple compression mécanique des programmes.
La présence de l’agence onusienne vise ainsi à renforcer la crédibilité technique des arbitrages opérés, tout en garantissant que l’intensification des enseignements reste compatible avec les exigences de qualité, d’équité et de cohérence pédagogique.
La réunion a aussi permis de dresser le bilan des activités du Comité Technique Tripartite. Celui-ci met en évidence des avancées notables en matière de gouvernance, tout en identifiant les défis persistants appelant des réponses structurelles et concertées.
Parmi les points marquants figure la transmission de 943 fiches bleues aux enseignants issus des Confessions religieuses, une étape significative en faveur de l’équité, de la reconnaissance professionnelle et de la stabilisation du corps enseignant.
Ouverte à 18h45, la session du CODIR s’est achevée à 00h25, traduisant l’intensité des échanges et l’urgence des décisions prises.
À travers ce réaménagement assumé du calendrier scolaire, le Gouvernement fait le choix du réalisme et de la responsabilité, avec une priorité clairement affichée : sauver l’année scolaire, protéger l’avenir des élèves et restaurer la crédibilité du système éducatif gabonais dans un contexte particulièrement éprouvant.































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