Alors que la perception populaire voulait d’une administration figée et incapable de répondre aux besoins de ses agents, la réalité observée depuis 2023 raconte une autre histoire. Selon Laurence Ndong, depuis le lancement du processus de régularisation, 6 715 postes budgétaires ont été alloués entre 2023 et 2025, malgré l’arrêté de gel des recrutements datant de 2018. Cette allocation progressive, 2 200 postes en 2023, 1 500 en 2024 et 3 015 en 2025, illustre la volonté des autorités de rompre avec l’immobilisme administratif et de relancer les carrières publiques.
Sur ces 6 715 postes, 3 061 agents ont déjà été mis en solde, tandis que 3 644 attendent encore leur régularisation. Parallèlement, les titularisations ont repris : 11 046 agents ont été titularisés depuis 2023, tandis que 25 305 ont bénéficié d’avancements automatiques. Ces mesures visent à rétablir la fluidité des parcours professionnels et à inscrire les fonctionnaires dans une dynamique stable et durable.
Le processus ne se limite pas aux postes existants : il englobe également les carrières et la formation. Depuis 2024, 3 546 agents publics ont été mis en stage, et la réouverture de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’École de préparation aux carrières administratives (EPCA) a permis d’accueillir respectivement 474 et 900 stagiaires. Ces initiatives traduisent un effort concerté pour moderniser et professionnaliser le corps administratif gabonais.
Dans un pays où la bureaucratie a longtemps été perçue comme un frein au développement, cette dynamique progressive mais soutenue constitue un signal fort. Elle démontre la capacité du gouvernement à transformer les engagements en actions concrètes, étape par étape, tout en répondant aux attentes accumulées des populations et des agents publics. Sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’administration gabonaise amorce ainsi un virage vers plus de régularité, de professionnalisme et de responsabilité.































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