La réforme de l’administration gabonaise entre dans une phase concrète. Le vendredi 11 septembre 2026 à Libreville, le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités a procédé à la première phase de ventilation de 32 793 actes de gestion des carrières. Une opération qui entend remettre les droits administratifs au cœur de la relation entre l’État et ses agents.
Recrutements, titularisations, avancements, reclassements : derrière ces actes administratifs se trouvent des parcours professionnels, des droits acquis et, parfois, des années d’attente. En procédant à la remise de 32 793 actes aux Secrétaires généraux et Directeurs des ressources humaines des différents départements ministériels, le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la régularisation des situations administratives des agents publics.
L’opération, conduite sous l’impulsion de la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, s’inscrit dans la volonté affichée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema de replacer le capital humain au centre de la transformation de l’État. Le quatrième pilier de son programme de gouvernance consacre en effet une attention particulière à la valorisation des compétences, à l’amélioration des conditions de travail et à la construction d’une administration plus efficace.
Au-delà du volume des actes concernés, l’enjeu est donc aussi institutionnel. Une administration moderne ne peut être pleinement performante si la situation de ses propres agents demeure irrégulière ou insuffisamment suivie. La régularisation des carrières constitue, à ce titre, un levier de confiance entre l’État et ses personnels, mais également un préalable à une gestion plus rigoureuse des ressources humaines publiques.
Cette première phase de ventilation marque ainsi le début d’un processus appelé à se poursuivre. À travers cette démarche, l’exécutif entend progressivement passer d’une administration qui traite les dossiers à une administration qui accompagne les parcours professionnels. Une évolution qui traduit une même ambition : faire de la modernisation de la Fonction publique un instrument de performance de l’État, mais aussi de reconnaissance concrète des droits de ceux qui le font fonctionner au quotidien.































Discussion about this post