Dans la Nyanga, précisément à Tchibanga, un ouvrage longtemps attendu est désormais une réalité. Livré en 2025, le nouveau pont sur la rivière Mougoutsi a remplacé trois buses installées près d’un demi-siècle plus tôt. Au-delà du rétablissement de la circulation, cette infrastructure apporte une réponse durable à un point de fragilité qui avait durement éprouvé la ville après la crue de décembre 2023. Une réalisation qui s’inscrit dans la politique d’infrastructures défendue par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Pendant près de cinquante ans, trois buses auront assuré le franchissement de la Mougoutsi. Installées en 1976 par l’entreprise Razel à l’occasion des festivités du 17 août, elles avaient permis d’assurer la liaison entre plusieurs secteurs de Tchibanga. Mais au fil des décennies, leur capacité à absorber les importantes montées des eaux s’était progressivement révélée insuffisante.
Le point de rupture intervient en décembre 2023. Une crue particulièrement importante emporte les trois ouvrages et coupe pendant plusieurs jours une partie de la ville. La 7ᵉ région militaire, la prison centrale, la Cour des comptes et l’aéroport se retrouvent alors isolés du reste de Tchibanga. Au-delà des difficultés de déplacement, c’est toute une partie des échanges administratifs et économiques qui est perturbée.
De l’urgence à une solution durable
Face à cette situation, alors qu’il était Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema avait demandé au gouvernement d’apporter rapidement une réponse aux difficultés rencontrées par les populations.
Une première solution provisoire est mise en place avec l’aménagement d’une déviation par l’entreprise chinoise COVEC. Elle permet de rétablir la circulation pendant la réalisation d’un ouvrage définitif.
Le chantier du nouveau pont est ensuite confié à COVEC par le ministère des Travaux publics. En juillet 2025, l’avancement des travaux est constaté lors d’une mission dans le sud du pays. Quelques mois plus tard, le nouvel ouvrage est livré et ouvert à la circulation.
Le changement est considérable. À la place des anciennes buses, un pont en béton, plus élevé et offrant une capacité d’écoulement des eaux améliorée, permet désormais de franchir la Mougoutsi dans des conditions plus adaptées aux réalités du site.
Une infrastructure au service du désenclavement
L’importance du pont dépasse toutefois le seul quartier de Mougoutsi. L’axe dessert plusieurs administrations et infrastructures essentielles de Tchibanga et constitue également une liaison importante vers Moabi, située à environ 50 kilomètres au nord de la capitale provinciale.
Lorsque le passage était interrompu, les conséquences se faisaient sentir sur les déplacements des populations, mais également sur le transport des biens et l’activité économique locale.
La mise en service du nouvel ouvrage permet donc de rétablir une continuité essentielle à la mobilité dans la province de la Nyanga.
Quand la route devient un outil de développement
Cette réalisation prend une dimension particulière dans le discours porté par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema sur les infrastructures routières.
Lors de son déplacement dans le Woleu-Ntem le 10 juillet 2026, le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire des routes et des infrastructures de transport des instruments de désenclavement, de croissance et de développement économique.
À Mougoutsi, cette orientation trouve une traduction très concrète : rétablir une liaison essentielle, sécuriser le franchissement de la rivière et permettre aux populations de circuler sans dépendre d’un dispositif provisoire ou devenu obsolète.
Le nouvel ouvrage répond également à un enjeu environnemental et sécuritaire. Les anciennes buses avaient montré leurs limites lors des fortes pluies, provoquant parfois des débordements susceptibles d’affecter les habitations riveraines. La nouvelle configuration doit permettre de mieux accompagner les montées des eaux et de réduire la vulnérabilité du secteur.
De 1976 à 2025, une infrastructure change d’époque
L’histoire du franchissement de la Mougoutsi raconte finalement celle d’une infrastructure arrivée au terme de son cycle. Les trois buses installées en 1976 auront assuré leur fonction pendant plusieurs décennies avant de céder face à une crue exceptionnelle.
Près de cinquante ans plus tard, un ouvrage définitif leur succède.
À Tchibanga, le pont de la Mougoutsi est donc plus qu’un nouvel équipement routier. Il symbolise le passage d’une solution devenue insuffisante à une infrastructure conçue pour répondre durablement aux besoins de mobilité, de sécurité et de développement des populations.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’enjeu est désormais de poursuivre cette logique : faire des infrastructures des outils directement perceptibles dans la vie quotidienne des Gabonais, jusque dans les capitales provinciales et les territoires longtemps confrontés aux difficultés de désenclavement.






























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