À Libreville, la reconnaissance du Mvet par l’UNESCO prend une dimension politique et stratégique. En recevant les acteurs culturels conduits par le Dr Nzamba Thierry, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a transformé une distinction patrimoniale en acte d’affirmation nationale.
La remise officielle du certificat d’inscription du Mvet sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité consacre bien plus qu’un art ancestral : elle légitime un héritage au cœur de l’identité du Gabon. Porté par Libreville aux côtés du Cameroun et de la République du Congo, avec une ouverture envisagée vers la Guinée équatoriale, le Mvet s’impose comme un patrimoine transfrontalier, fédérateur des peuples d’Afrique centrale.
Un levier d’identité et de rayonnement
En saluant cette reconnaissance internationale, Oligui Nguema a insisté sur l’essentiel : la culture n’est pas un ornement, elle est un socle. Le Mvet, à la croisée de la musique, du récit et de la philosophie, incarne une mémoire collective et un outil de transmission.
Le Chef de l’État a ainsi rappelé la nécessité de renforcer les mécanismes de transmission aux jeunes générations. Dans une société en mutation, où les repères traditionnels peuvent s’éroder, la valorisation de ce patrimoine devient un enjeu éducatif autant que culturel.
Structurer une diplomatie culturelle
Mais l’ambition ne s’arrête pas à la préservation. À travers les pistes évoquées, festival international du Mvet, rencontres scientifiques, création d’un musée dans la zone stratégique des trois frontières, le pouvoir entend structurer une véritable diplomatie culturelle.
L’objectif est clair : faire du Mvet un vecteur de rayonnement régional et international. Une manière pour le Gabon de se positionner non seulement comme gardien d’un patrimoine, mais comme acteur de sa diffusion.
Une coopération sous-régionale renforcée
La dimension transnationale du Mvet offre également un terrain de coopération inédit entre les pays concernés. En encourageant des initiatives concertées avec les États partenaires et les institutions internationales, Oligui Nguema inscrit cette reconnaissance dans une logique d’intégration culturelle.
Dans une région souvent fragmentée, la culture devient ici un outil de rapprochement et de dialogue.
Le pari de la transmission
Reste un défi majeur : transformer cette reconnaissance en dynamique durable. Car un patrimoine inscrit ne vit que s’il est transmis, pratiqué et réinventé.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le pari est ambitieux : faire du Mvet à la fois un symbole d’identité nationale et un levier d’influence internationale.
À Libreville, le message est désormais posé : la culture n’est plus périphérique. Elle devient un axe stratégique, au service du rayonnement du Gabon et de la consolidation de son identité.






























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