Makongonio, petit village niché au cœur de la Ngounié, a renoué ce 1er septembre avec une histoire douloureuse gravée dans la mémoire nationale : le crash aérien du 28 juin 1985. Quarante ans après ce drame qui avait endeuillé la province et bouleversé le pays, la Première Dame, Zita Oligui Nguema, a inauguré l’Espace commémoratif de Makongonio, un monument sobre, inclusif et tourné vers la transmission.
Sous l’impulsion de la Fondation Ma Bannière, la cérémonie s’est tenue dans une atmosphère à la fois solennelle et émotive. Familles des victimes, rescapés, autorités et habitants du village se sont rassemblés pour rendre hommage aux disparus – Marcel Ango, Eugène Bindindi, Faustin Biyogho, Eugène Dickombo, Paul Ollo’o Mombey, Mohamed Moungalat, Charles Ossouna Ngorogo, André Ofounda, Antoine Ongnalanga et Jean-Philippe Oyono – mais aussi aux survivants Huguette Gondjo, Jean-Rémy Makaya, Dieudonné Mbélé, Pierre Ndouong et Valentin Safou.

Une expertise nationale mise à l’honneur
La réalisation du site a été confiée au groupe gabonais AP-Holding Gabon, via ses filiales SMBTP Gabon et PF BTP Telecoms. Une décision qui illustre la volonté du président Brice Clotaire Oligui Nguema de privilégier l’expertise locale dans les grands chantiers nationaux. Plus encore, les habitants de Makongonio ont été directement associés à la construction, après avoir bénéficié de formations techniques.

« Obtenir la confiance de la Première Dame et de la Fondation Ma Bannière pour ériger ce mémorial est un honneur. Nous avons voulu que la mémoire se traduise en un lieu vivant, bâti avec la participation active de ceux qui en sont les gardiens », a confié Frédéric Ulrich Manfoumbi, directeur commercial et marketing d’AP-Holding Gabon.
Reconnaissance et transmission
Le ministre de la Santé, Pr Adrien Mougougou, natif de la localité, a salué « la reconnaissance officielle de l’État, quarante ans après le drame », et rendu hommage aux familles éprouvées.

Pensé pour durer, le mémorial conjugue sobriété architecturale, accessibilité et sécurité. Il sera ouvert non seulement aux proches des victimes, mais aussi aux élèves, chercheurs et visiteurs, devenant ainsi un espace de mémoire, d’histoire et d’éducation citoyenne. Dans le prolongement du projet, la Fondation Ma Bannière et AP-Holding Gabon ont également doté le village d’une chefferie moderne, renforçant ainsi la cohésion sociale et la gouvernance locale.
Un espace vivant
Au-delà de la pierre et des noms gravés, le Mémorial de Makongonio se veut un symbole de résilience et de dignité. Un lieu où se croisent recueillement et transmission, histoire et avenir. Désormais, la mémoire d’un drame longtemps enfoui dans la douleur individuelle prend une dimension collective, inscrite à la fois dans les cœurs et dans le patrimoine national.































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