Au terme des travaux de la Commission tripartite interministérielle Éducation–Budget–Fonction publique, le gouvernement gabonais a annoncé, le 13 janvier 2026, la mise en solde et en présalaire de près de 3 000 enseignants, dont de nombreux enseignants « bénévoles », ainsi que la régularisation de 4 000 situations administratives. Ces mesures marquent un tournant décisif dans la gestion du personnel éducatif et illustrent la volonté du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, de placer l’éducation au cœur de ses priorités.
Des mesures concrètes pour le personnel éducatif
Clôturés tard dans la nuit du 13 janvier par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, les travaux de la commission ont réuni les ministères de l’Éducation nationale, du Budget et de la Fonction publique. La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, a détaillé les décisions majeures :
• 328 sortants des Écoles ENS et ENSET seront immédiatement mis en solde.
• 692 sortants des Écoles ENIL et ENIF bénéficieront d’une mise en présalaire.
• 108 enseignants des matières scientifiques verront leur situation régularisée par une mise en présalaire.
• 1 810 enseignants bénévoles accèderont enfin à une rémunération via la mise en présalaire.
• 4 000 dossiers administratifs (titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage) seront régularisés parmi les 6 574 codifiés à la Fonction publique.
Au total, ce sont 2 938 enseignants concernés par les mises en solde et en présalaire, auxquels s’ajoutent 4 000 régularisations administratives, une avancée significative pour la stabilité et l’amélioration des conditions de travail dans le secteur éducatif.
Un engagement ferme pour l’éducation
Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a souligné : « Ces mesures seront prises en compte progressivement dès février 2026. Elles seront étendues à l’ensemble des agents publics de l’État, notamment dans le secteur de la santé, conformément aux très hautes instructions du Président de la République. Votre rôle est essentiel dans l’éducation de nos enfants et, à ce titre, vous méritez les meilleures conditions de travail. »
Pour sa part, la ministre Camelia Ntoutoume Leclercq a salué des travaux « animés par un sens élevé du patriotisme et de l’intérêt général », reflétant la dynamique de concertation voulue par le Chef de l’État.
Suivi et perspectives
Un Comité de suivi et d’évaluation a été institué lors de la clôture des travaux, avec pour mission de garantir l’application rigoureuse et le suivi permanent de ces mesures. Ces décisions devraient logiquement conduire à la levée du mouvement de grève des enseignants, lancé le 5 janvier dernier.
Toutefois, le collectif SOS Éducation, initiateur du débrayage, dont le mot d’ordre est « Cette fois, c’est tout ou rien », n’a pas encore communiqué sa position finale. Une consultation de la base est attendue pour déterminer le retour effectif dans les salles de classe.
Sous l’impulsion du Président Oligui Nguema, le Gabon affirme ainsi sa volonté de mettre fin à la crise scolaire tout en consolidant les bases d’une éducation nationale stable, équitable et moderne.






























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