En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi sous la coprésidence du Kenya et de la France, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, a accéléré le rythme dans sa stratégie de souveraineté économique en obtenant la confirmation de l’engagement du groupe Eramet en faveur de la transformation locale du manganèse gabonais.
Reçue en audience bilatérale le 11 mai 2026, la Présidente-Directrice générale du groupe, Christel Bories, a confirmé devant la presse que : « la transformation de minerai de manganèse au Gabon » était désormais engagée dans un cadre opérationnel défini conjointement avec les autorités gabonaises.
Cette séquence diplomatique n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans un dialogue structuré amorcé lors de la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville en novembre 2025. À cette occasion, Paris et Libreville avaient convenu d’un mécanisme de suivi régulier sur le dossier manganèse afin d’assurer une mise en œuvre progressive, réaliste et coordonnée de la transformation locale.
À Nairobi, le Chef de l’État a vérifié l’état d’avancement de cette feuille de route stratégique. Le cap présidentiel demeure inchangé : mettre fin progressivement au modèle historique fondé sur l’exportation brute des ressources naturelles afin de faire émerger une industrie locale créatrice de valeur ajoutée.
La doctrine défendue par le Numéro Un Gabonais repose sur une conviction simple : les ressources du sous-sol gabonais doivent désormais générer davantage de richesse sur le territoire national. La transformation locale du manganèse devient ainsi le symbole d’un nouveau modèle économique centré sur l’industrialisation, la montée en compétences nationales et la création d’emplois durables.
Dans cette dynamique, le partenariat avec Eramet prend une nouvelle dimension. Le groupe minier, présent au Gabon depuis plusieurs décennies à travers sa filiale Comilog, n’est plus seulement un opérateur extractif. Il devient un partenaire de la stratégie industrielle gabonaise, avec des projets intégrant transformation métallurgique, infrastructures et accompagnement énergétique.
La rencontre de Nairobi illustre également une méthode présidentielle fondée sur la continuité, la rigueur et le suivi des engagements. Loin des annonces symboliques sans lendemain, le dossier manganèse fait à présent l’objet d’un pilotage régulier au plus haut niveau entre l’État gabonais et ses partenaires industriels.
Par cette approche, le Gabon entend progressivement redéfinir sa place dans les chaînes de valeur mondiales, non plus uniquement comme exportateur de matières premières, mais comme acteur industriel capable de transformer localement une partie de ses ressources stratégiques.































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