Les enjeux liés à l’accès à l’eau ont occupé une place centrale au Forum africain de l’eau, qui a réuni dans la capitale tchadienne plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Aux côtés des Présidents de la République Démocratique du Congo, de la Mauritanie, du Bénin et de nombreuses autres personnalités du continent, le Président de la République gabonaise, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris part à cette rencontre de haut niveau, officiellement ouverte par son homologue tchadien.
Placée sous le signe de la coopération et de la recherche de solutions durables, cette rencontre a permis aux dirigeants africains de dresser un constat partagé : malgré l’immensité de ses ressources hydriques, l’Afrique peine encore à garantir un accès universel à l’eau potable, une situation qui continue d’affecter le quotidien de millions de citoyens.
Intervenant devant ses homologues, le Chef de l’État Gabonais a mis en évidence ce paradoxe et a présenté les réformes engagées par le Gabon pour faire de l’eau un véritable levier de développement. Il a rappelé que, depuis 2023, le pays s’est doté d’un Code de l’eau destiné à moderniser la gouvernance du secteur, à assurer une gestion significative des ressources hydriques, à renforcer la régulation des opérateurs et à améliorer les capacités de réponse face aux situations d’urgence.
Brice Clotaire Oligui Nguema a également souligné la profonde restructuration du secteur de l’eau et de l’énergie engagée par les autorités gabonaises. Cette réforme prévoit en l’occurrence la création de deux entités distinctes, l’une consacrée à l’eau et l’autre à l’électricité, afin d’améliorer la qualité des services rendus aux populations et de renforcer la performance des opérateurs publics.
Le Président de la République a rappelé que l’accès à l’eau potable est consacré comme un droit fondamental par la Constitution Gabonaise. Cette orientation constitue l’un des piliers de son projet de société et se traduit par un important portefeuille de projets prioritaires, estimé à plus de 1 700 milliards de francs CFA, destiné à moderniser les infrastructures et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Sans occulter les défis auxquels son pays demeure confronté, le Chef de l’État est revenu sur la crise de l’approvisionnement en eau qui affecte Libreville depuis plusieurs années. Face à cette situation, le Gouvernement a décrété en 2026 un état d’urgence hydrique, déployé des brigades d’intervention et renforcé l’encadrement de la distribution d’eau afin d’apporter des réponses rapides aux besoins des populations les plus touchées.
Au-delà des réformes nationales, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel à une solidarité internationale plus efficace. Il a plaidé en faveur de mécanismes de financement davantage adaptés aux réalités africaines et a invité les partenaires techniques et financiers à privilégier des approches innovantes, capables d’accompagner les projets portés par les États. Il a aussi insisté sur la nécessité de valoriser les compétences africaines dans la réalisation des grands chantiers, afin que les expertises locales jouent pleinement leur rôle dans la transformation du continent.
Au terme de son intervention, le Président gabonais a exhorté les États africains, les Institutions financières et les partenaires au développement à unir leurs efforts pour faire de l’accès à l’eau potable une réalité pour tous. Un appel à l’action qui réaffirme l’urgence d’investir dans ce secteur stratégique, indispensable au développement économique, à la santé publique et au bien-être des populations africaines.































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