
Boxes, comptoirs, commerçants : le prochain défi d’une transformation qui dépasse le simple béton. À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, une nouvelle page de l’histoire urbaine et commerciale de la ville est sur le point de s’écrire. Après plusieurs mois de travaux, le nouveau marché municipal s’impose désormais dans le paysage comme l’un des symboles les plus visibles de la politique d’investissement engagée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur des territoires.
L’infrastructure, appelée à être prochainement inaugurée par le chef de l’État, ne constitue pas seulement une réponse à la vétusté des anciennes installations commerciales. Elle traduit une ambition plus large : offrir aux populations de l’intérieur du pays des équipements publics modernes et créer les conditions d’une économie locale plus structurée.
Mais une fois les travaux achevés, une autre question devient centrale : qui occupera les boxes et les comptoirs du nouveau marché, et selon quelles règles ?
C’est là que se jouera une partie importante de la réussite de ce projet.
De la promesse présidentielle à la réalité du terrain
La construction du marché municipal de Makokou s’inscrit dans la volonté affichée par Brice Clotaire Oligui Nguema de corriger les déséquilibres territoriaux et de rapprocher les investissements publics des populations.
Lors de son intervention devant l’Assemblée nationale, le chef de l’État avait résumé cette ambition par une formule devenue l’un des marqueurs de son projet : « Aucune localité ne sera laissée en rade ».
À Makokou, cette orientation prend désormais une forme très concrète.
Pendant longtemps, les commerçants ont dû exercer leur activité dans des conditions peu adaptées aux exigences modernes de sécurité, d’hygiène et d’organisation. Les installations précaires et les étals de fortune contribuaient également à l’occupation désordonnée de certains espaces urbains.
Le nouveau marché doit précisément permettre de rompre avec cette situation.
Mais pour que cette rupture soit complète, encore faut-il que les bénéficiaires de l’infrastructure soient désignés dans des conditions irréprochables.
L’attribution des boxes, premier test de la nouvelle gouvernance locale
L’ouverture du marché placera les autorités locales face à un exercice particulièrement sensible : organiser l’attribution des espaces commerciaux sans créer de nouvelles frustrations.
Le principe le plus attendu devrait être celui de la transparence. Un recensement des commerçants exerçant déjà dans la ville permettrait notamment d’identifier les acteurs concernés et de donner une visibilité aux personnes qui dépendent directement de cette activité pour leurs revenus.
Une attention particulière pourrait ainsi être accordée aux commerçants régulièrement installés dans les anciens espaces de vente, tout en permettant l’arrivée de nouveaux opérateurs économiques.
La répartition des boxes devra également tenir compte de la diversité des activités commerciales. Produits vivriers, poissonnerie, boucherie, restauration, habillement ou encore petits services nécessitent des espaces adaptés et une organisation cohérente.
L’objectif ne sera donc pas seulement de distribuer des boxes, mais de construire un véritable écosystème commercial.
La transparence comme condition de la réussite
Pour une infrastructure financée par la puissance publique, la question de l’attribution ne peut être considérée comme secondaire.
La mise en place d’une commission associant les services municipaux et les administrations compétentes, l’établissement de critères publics, la publication des conditions d’éligibilité et la fixation d’une tarification officielle constitueraient autant de garanties pour prévenir les contestations et les pratiques de favoritisme.
Cette exigence correspond d’ailleurs à la nouvelle philosophie de gouvernance défendue par le président Oligui Nguema : investir dans les infrastructures, mais également veiller à leur bonne utilisation.
Car un marché moderne ne produit ses effets économiques que s’il est correctement administré.
Il faudra notamment empêcher la revente ou la sous-location informelle des boxes, garantir le respect des règles d’hygiène et maintenir une organisation permettant aux consommateurs de circuler dans des conditions satisfaisantes.
Un marché pour dynamiser toute l’économie de Makokou
L’enjeu dépasse largement le sort individuel des commerçants.
Un marché municipal moderne peut devenir un véritable moteur de l’économie urbaine. Il facilite la rencontre entre producteurs et consommateurs, améliore la circulation des marchandises et crée un environnement plus favorable au développement des petits entrepreneurs.
Pour Makokou, capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo, l’infrastructure peut également contribuer à renforcer le rôle de la ville comme pôle commercial régional.
Agriculteurs, pêcheurs, producteurs vivriers, transporteurs, restaurateurs et détaillants pourraient bénéficier indirectement de cette nouvelle organisation.
Le marché devient ainsi un maillon d’une chaîne économique plus vaste : celle d’un territoire capable de produire, de vendre, de consommer et de créer davantage de valeur localement.
L’un des visages du « Gabon des territoires »
C’est précisément cette dimension qui donne à la réalisation de Makokou une portée politique particulière.
En investissant dans les infrastructures de l’intérieur du pays, Brice Clotaire Oligui Nguema cherche à matérialiser sa promesse d’un développement plus équilibré entre Libreville et les provinces.
Le nouveau marché municipal appartient à cette génération de projets qui ne se limitent pas à la capitale et qui visent à améliorer directement le quotidien des populations dans les chefs-lieux provinciaux.
À Makokou comme ailleurs, le pari présidentiel consiste à faire des infrastructures des instruments de transformation économique et sociale.
L’équation est désormais claire : construire, organiser, exploiter et faire vivre.
Après le ruban, l’épreuve des résultats
L’inauguration prochaine par le chef de l’État constituera sans doute un moment fort pour les populations de l’Ogooué-Ivindo. Mais le véritable succès du projet se mesurera dans les mois qui suivront.
Lorsque les premiers commerçants auront pris possession de leurs boxes, lorsque les étals auront quitté les axes urbains et lorsque les consommateurs auront découvert un espace plus propre, plus sûr et mieux organisé, le marché commencera véritablement à remplir sa mission.
C’est à ce moment que la promesse présidentielle prendra tout son sens.
Car le « président bâtisseur » ne revendique pas uniquement la construction de nouveaux équipements. Son ambition, telle qu’il l’a exposée devant la représentation nationale, est de transformer les réalisations en leviers durables de développement.
À Makokou, le marché municipal pourrait ainsi devenir bien plus qu’un nouvel équipement public : le symbole d’un État qui investit dans ses territoires, soutient ses acteurs économiques et entend faire de chaque infrastructure un point de départ vers davantage de prospérité locale.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le chantier du marché touche à sa fin. Mais celui de sa pleine appropriation par les populations ne fait que commencer.































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