Cent quarante-quatre engins flambant neufs viennent renforcer le dispositif destiné à lancer et accélérer les travaux d’aménagement et de bitumage de l’axe Makokou–Mékambo–Ekata. En présidant leur réception à Akanda, ce lundi 24 août, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a voulu donner un signal clair : après les retards, place désormais à l’exécution.
Le message est désormais difficile à manquer : la route Makokou–Mékambo–Ekata doit avancer.
Ce lundi 24 août 2026, à Akanda, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé la cérémonie de réception des équipements du groupement MARIPOMA/BSK STALLION GABON, mobilisés pour les travaux d’aménagement et de bitumage de cet axe stratégique de 260 kilomètres dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
Sur le papier, il s’agit d’une flotte impressionnante. Sur le terrain, elle doit surtout répondre à une urgence : rattraper près de neuf mois de retard dans le démarrage du projet.
144 engins pour passer à la vitesse supérieure
Au total, 144 équipements neufs ont été présentés lors de la cérémonie.
Le dispositif comprend notamment 42 pick-up, 32 camions, 12 compacteurs, 9 niveleuses, 6 bulldozers, 6 porte-chars, 6 camions-citernes et 4 pelles hydrauliques.
Ces moyens doivent désormais être acheminés vers l’Ogooué-Ivindo pour permettre le déploiement effectif des équipes et accélérer les opérations.
Pour le Chef de l’État, l’enjeu n’est plus de multiplier les annonces. Il s’agit désormais de vérifier que les moyens annoncés arrivent effectivement sur le terrain et que le chantier entre dans une phase opérationnelle.
Brice Clotaire Oligui Nguema l’a d’ailleurs clairement indiqué : il se rendra à nouveau à Makokou en fin de semaine afin de s’assurer de l’arrivée effective des équipements et de la mise en place d’une organisation suffisamment efficace.
Une méthode qui illustre une nouvelle fois la volonté présidentielle de suivre les projets structurants au plus près de leur exécution.
Mékambo–Ekata–Frontière Congo : l’urgence dans l’urgence
Tous les kilomètres ne présentent pas les mêmes difficultés.
Le Chef de l’État a ainsi demandé qu’une attention particulière soit accordée au tronçon Mékambo–Ekata–Frontière Congo, décrit comme particulièrement dégradé.
Cet axe revêt une importance stratégique pour le désenclavement de l’Ogooué-Ivindo et pour les échanges avec les territoires voisins.
L’objectif est donc double : faire avancer l’ensemble du projet et traiter prioritairement les portions dont l’état affecte le plus directement la mobilité des populations.
Une route, mais surtout un projet de territoire
Réduire le projet à ses 260 kilomètres de bitume serait toutefois passer à côté de son ambition.
Selon les éléments présentés par les autorités, le chantier doit également générer près de 2 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects.
Il doit par ailleurs s’accompagner de réalisations destinées aux populations des villages traversés : forages, électrification, éclairage public, reconstruction d’écoles et de dispensaires.
La route devient ainsi le support d’un programme de transformation beaucoup plus large.
Car une infrastructure routière structurante ne sert pas uniquement à raccourcir les distances. Elle facilite l’accès aux services, stimule les échanges commerciaux, ouvre des perspectives économiques et permet aux territoires longtemps enclavés de mieux participer à la dynamique nationale.
Le temps des preuves
Cette séquence intervient quelques jours seulement après le discours du 16 août dans lequel le président Oligui Nguema appelait à passer « du temps des promesses au temps des preuves ».
La réception des équipements donne une traduction très concrète à cette doctrine.
Une route annoncée doit être construite.
Un chantier en retard doit être rattrapé.
Des équipements mobilisés doivent arriver sur le terrain.
Et les délais doivent désormais être suivis avec davantage de rigueur.
C’est précisément le sens de la prochaine descente présidentielle à Makokou : constater, contrôler et exiger des résultats.
Pour les populations de l’Ogooué-Ivindo, l’enjeu dépasse largement le calendrier administratif du projet. Cette route est attendue depuis longtemps parce qu’elle conditionne une partie de leur mobilité, de leur activité économique et de leur accès aux services.
À Akanda, ce lundi, les engins étaient encore alignés devant les autorités. Ils doivent désormais prendre la direction de l’Ogooué-Ivindo.
Le véritable rendez-vous commence donc maintenant : celui du chantier.
Et pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le message adressé à l’entreprise est sans ambiguïté : les moyens sont là, le retard doit être rattrapé et les populations attendent désormais des résultats.
Makokou–Mékambo–Ekata ne doit plus être seulement une route promise. Elle doit devenir une route en construction, puis une route livrée, et, avec elle, un territoire progressivement désenclavé.































Discussion about this post