La question de l’eau franchit une nouvelle étape à Booué. Inaugurée ce vendredi 28 août par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, une nouvelle station de traitement de 1 200 m³ par jour porte la capacité théorique de production de la ville de 600 à 1 800 m³ quotidiens. Un renforcement majeur pour une cité dont les besoins sont aujourd’hui estimés à 1 600 m³ par jour.
À Booué, l’eau change d’échelle.
Ce vendredi 28 août 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema a inauguré une nouvelle station de traitement d’eau potable dont la capacité atteint 1 200 m³ par jour.
Une installation qui vient s’ajouter aux 600 m³ déjà disponibles et permet ainsi de porter la capacité théorique de production de la ville à 1 800 m³ par jour.
Selon les données communiquées par la SEEG, les besoins actuels de Booué sont évalués à environ 1 600 m³ quotidiennement.
Sur le papier, la ville dispose donc désormais d’une marge théorique de quelque 200 m³ par jour.
Une capacité multipliée par trois
Le chiffre est particulièrement significatif pour une ville estimée à environ 7 000 habitants.
Avec cette nouvelle infrastructure, Booué voit sa capacité de production d’eau potable passer de 600 à 1 800 m³ par jour.
Une multiplication par trois qui traduit une volonté claire : renforcer l’offre là où les besoins des populations progressent et où l’accès régulier à l’eau demeure un enjeu majeur.
L’inauguration intervient d’ailleurs dans une séquence particulièrement dense pour Booué, où le président de la République a également procédé à la mise en service d’autres infrastructures destinées à renforcer les services essentiels.
La santé, la sécurité, l’eau : en quelques heures, plusieurs fonctions fondamentales de l’État ont ainsi été mises en avant.
Produire davantage, mais surtout distribuer mieux
L’augmentation de la capacité de production constitue toutefois une étape.
La véritable mesure de l’efficacité de cette nouvelle installation sera désormais sa capacité à améliorer concrètement le quotidien des habitants.
Car entre l’eau produite à la station et l’eau disponible au robinet, plusieurs paramètres entrent en jeu : le réseau de distribution, les capacités de stockage, l’état des canalisations, les éventuelles fuites et la maintenance des équipements.
Autrement dit, les 1 800 m³ quotidiens constituent une capacité de production théorique. L’enjeu des prochaines semaines et des prochains mois sera de transformer cette capacité supplémentaire en eau effectivement disponible, régulièrement et dans de bonnes conditions, dans les différents quartiers de Booué.
C’est là que se mesurera véritablement l’impact du projet.
L’eau, priorité affichée de la Refondation
Cette réalisation s’inscrit dans la volonté affichée par Brice Clotaire Oligui Nguema de faire de l’accès à l’eau potable l’un des marqueurs de son action.
Lors de son passage à Booué, le Chef de l’État a ainsi inauguré une infrastructure qui répond à l’un des besoins les plus élémentaires des populations.
Et le choix de l’intérieur du pays est significatif.
La transformation du Gabon ne peut se limiter à Libreville ou aux grands centres urbains. Elle doit également se traduire dans les villes et les départements où les populations attendent des services publics plus accessibles et plus fiables.
À Booué, cette ambition prend désormais une forme très concrète : une station capable de produire trois fois plus d’eau qu’auparavant.
Le prochain défi : faire couler l’eau
La cérémonie s’est déroulée en présence de la direction générale de la SEEG, conduite par son administrateur-directeur général Steeve Saurel Legnongo, ainsi que des équipes techniques de l’entreprise.
L’infrastructure est désormais en service.
Le défi change donc de nature : il ne s’agit plus seulement de construire ou d’inaugurer, mais de faire fonctionner durablement.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, c’est précisément là que commence le temps des résultats.
À Booué, les capacités sont désormais renforcées. Reste à faire en sorte que cette eau supplémentaire se traduise, dans les foyers, par davantage de régularité, de pression et de disponibilité.
Car une station d’eau ne change réellement une ville que lorsque l’eau coule effectivement au bout du robinet.






























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