Un article faisant état d’une prétendue menace d’expulsion visant l’Ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, pour des loyers impayés suscite plusieurs réactions au sein de l’opinion. Dans une mise au point, Gilles AGBLA réfute catégoriquement ces accusations et rappelle le statut domanial de la résidence officielle du diplomate gabonais.
Le démenti a été officiellement publié sur la page Facebook du Consulat général du Gabon en France.
Dans une publication Facebook, Gilles AGBLA, affirme avec force que les informations faisant état d’une prétendue dette locative de l’Ambassadeur du Gabon à Paris reposeraient sur une confusion fondamentale concernant le statut juridique du bâtiment concerné.
Dans sa réponse, le citoyen gabonais précise que la résidence officielle de l’Ambassadeur du Gabon en France est une propriété appartenant en pleine propriété à l’État gabonais. Dès lors, soutient-il, cette propriété ne saurait être assimilée à un logement privé faisant l’objet d’un contrat de location avec une société immobilière.
Une question de propriété, avant toute question de loyer
Le principal argument avancé par Gilles AGBLA porte ainsi sur la nature même du bien immobilier. Si l’État gabonais en est effectivement le propriétaire, explique-t-il, il ne peut être présenté comme un locataire redevable de loyers à un tiers pour l’occupation de son propre patrimoine.
La notion de bail, de loyer mensuel ou encore de dette locative serait donc, dans ce contexte, juridiquement dépourvue de pertinence, estime-t-il.
Cette précision est au cœur de son démenti : on ne peut juridiquement présenter comme une dette locative ce qui relève de l’occupation d’un bien dont l’État serait lui-même propriétaire.
Des procédures qui ne concerneraient pas la résidence officielle
Gilles AGBLA conteste aussi le rapprochement effectué entre les procédures judiciaires et les éventuels contrats de location privés évoqués dans l’article mis en cause.
Selon lui, ces procédures et baux privés ne concerneraient en aucun cas la résidence officielle de l’Ambassadeur du Gabon à Paris. Il dénonce ainsi une présentation des faits susceptible, selon lui, de créer volontairement ou par défaut une confusion entre plusieurs dossiers immobiliers distincts.
Pour l’auteur du démenti, cette confusion transforme une question immobilière particulière en une affaire mettant directement en cause l’État gabonais et son représentant diplomatique.
La rigueur dans le traitement de l’information en question
Au-delà du cas de la résidence diplomatique, Gilles AGBLA pose par ailleurs la question de la responsabilité des médias dans le traitement de ce type d’information.
Il estime que les informations relatives au patrimoine de l’État, aux institutions et aux représentants officiels d’un pays doivent faire l’objet d’une vérification rigoureuse avant toute publication. La reprise d’accusations sans confrontation préalable avec les faits et les documents pertinents peut, selon lui, contribuer à propager une information erronée et à porter atteinte à l’image d’un État.
Son intervention se veut donc autant un démenti factuel qu’un rappel du principe de responsabilité qui doit guider le travail journalistique : vérifier, contextualiser et distinguer les faits établis des accusations ou interprétations.
Le Gabon mérite le respect dû à son rang
Dans sa conclusion, Gilles AGBLA donne à sa démarche une dimension plus citoyenne. Il considère que la défense de la vérité concernant le patrimoine de l’État gabonais relève également d’un devoir civique.
Pour lui, la souveraineté et la dignité nationales ne sauraient être exposées à des accusations reposant sur des faits inexacts ou mal interprétés. Il appelle ainsi à davantage de rigueur lorsqu’il est question du Gabon, de ses institutions et de son patrimoine à l’étranger.
Le fond de sa réponse tient donc en une affirmation centrale : la résidence officielle de l’Ambassadeur du Gabon à Paris étant présentée comme une propriété de l’État gabonais, les accusations de loyers impayés et de menace d’expulsion liées à cette propriété seraient sans fondement.































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