
Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), réuni le 16 septembre 2026 à Port-Gentil sous la présidence du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à une nouvelle réorganisation de plusieurs postes au sein de la magistrature gabonaise. Parmi les principales décisions figure la nomination d’Alain-Georges Moukoko comme procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville.
Magistrat hors hiérarchie, Alain-Georges Moukoko succède à Eddy Narcisse Minang, dont la radiation du corps de la magistrature a été prononcée à l’issue de la session du CSM.
Une nouvelle responsabilité pour Alain-Georges Moukoko
Âgé de 52 ans, Alain-Georges Moukoko est né le 5 août 1974 à Libreville. Il occupait depuis 2024 les fonctions de premier président de la Cour d’appel judiciaire de Mouila.
Son parcours au sein de la magistrature gabonaise le conduit désormais à prendre la direction du parquet général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, l’une des principales structures du ministère public dans le pays.
À ce poste, le nouveau procureur général aura notamment pour mission de coordonner l’action du ministère public auprès de la juridiction d’appel de Libreville et de veiller au bon fonctionnement des services placés sous son autorité.
La radiation d’Eddy Minang confirmée
La nomination intervient dans un contexte disciplinaire particulier. Eddy Narcisse Minang avait comparu le 25 août 2026 devant le Conseil de discipline de la magistrature dans le cadre d’une procédure engagée à son encontre.
Réuni à Port-Gentil le 16 septembre, le Conseil supérieur de la magistrature a confirmé sa radiation du corps judiciaire. Cette décision demeure toutefois susceptible de recours conformément aux dispositions applicables, notamment devant le Conseil d’État.
Une réorganisation plus large de l’appareil judiciaire
La désignation d’Alain-Georges Moukoko s’inscrit dans un mouvement plus vaste de nominations, d’affectations et de changements intervenus au sein de la justice gabonaise lors de cette session du CSM.
Plusieurs juridictions ont été concernées, en l’occurrence la Cour de cassation, les cours d’appel, les tribunaux ainsi que les juridictions financières. Ces changements traduisent une recomposition de plusieurs responsabilités au sein de l’appareil judiciaire. À Libreville, le nouveau procureur général devra désormais prendre en main le parquet général et poursuivre le travail de coordination du ministère public.
Les attentes autour du parquet général
Avec cette prise de fonction, l’attention se porte à présent sur les conditions dans lesquelles le parquet général de Libreville poursuivra ses missions. Le suivi des procédures, la coordination entre les différents acteurs du ministère public et l’exécution des décisions de justice constituent notamment des aspects importants de cette nouvelle séquence.
La nomination d’Alain-Georges Moukoko intervient ainsi à un moment marqué par d’importants mouvements au sein de la magistrature gabonaise. Elle ouvre une nouvelle période à la tête du parquet général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville.































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