Contrairement aux régimes militaires du Sahel, Oligui Nguema refuse toute rupture brutale avec Paris. « Aucun pays ne se construit seul », rappelle-t-il, prônant des relations d’État à État. Il insiste toutefois sur la nécessité de redéfinir les termes de la coopération militaire, notamment à travers la transformation de la base française de Libreville.
Le camp De Gaulle, symbole de la présence militaire française, sera rebaptisé avec un nom gabonais, peut-être en hommage au général Boulingui. De plus, les effectifs militaires français seront réduits à 150 instructeurs, avec une formation conjointe franco-gabonaise.
En pleine recomposition des relations franco-africaines, Libreville se distingue donc par une approche pragmatique. « Nous travaillons avec tout le monde », assure Oligui Nguema, rappelant que Russes et Chinois sont également les bienvenus au Gabon.
Avec cette stratégie d’équilibre, il cherche à éviter le piège de l’isolement tout en réaffirmant la souveraineté du pays.
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