C’est une annonce très attendue par la communauté éducative, intervenue dans un contexte de tensions sociales persistantes. Le ministère de l’Éducation nationale a officiellement confirmé, ce 7 janvier, le démarrage effectif du paiement des vacations dues aux enseignants. Une décision qui marque un tournant concret dans la gestion de la crise ayant perturbé la reprise des cours sur l’ensemble du territoire.
Selon un communiqué de la cellule de communication du ministère, les virements bancaires ont été lancés dès aujourd’hui pour les enseignants concernés. Une première étape majeure, après plusieurs semaines de revendications, de concertations et de diagnostics techniques menés sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État.
Pour les bénéficiaires rémunérés par bons de caisse, la procédure suivra un calendrier précis. La distribution débutera dès demain, à partir de 10h30, à la Direction centrale des affaires financières (DCAF – G1). Quant aux enseignants en poste à l’intérieur du pays, ils sont invités à se rapprocher des Trésoreries provinciales, du G2 au G9, afin de percevoir leurs droits, conformément au dispositif arrêté par l’administration.
Une mise en œuvre progressive et encadrée
Le ministère insiste sur le caractère progressif du paiement, un choix assumé pour garantir la fluidité, la traçabilité et la sécurité des opérations financières. Cette approche vise à éviter les engorgements, les dysfonctionnements logistiques et les incompréhensions, dans un contexte où le volume de bénéficiaires est particulièrement élevé.
Au-delà de l’aspect technique, cette opération répond à un impératif politique clair : résorber les arriérés accumulés et apaiser durablement les tensions au sein du secteur éducatif. Le paiement des vacations figurait en tête des revendications exprimées par les enseignants lors des mouvements de grève observés depuis la reprise des cours.
Restaurer la confiance, conformément aux instructions présidentielles
En enclenchant ce processus, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale réaffirme sa volonté de restaurer un climat de confiance avec les acteurs du système éducatif. Cette démarche s’inscrit dans la droite ligne des orientations fixées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la culture des résultats et du respect des engagements de l’État un axe central de la gouvernance sous la Vᵉ République.
Le règlement des vacations apparaît ainsi comme un signal politique fort : celui d’un État qui entend passer des annonces aux actes, et qui place la stabilité du système éducatif au cœur de ses priorités. À court terme, l’enjeu est clair : favoriser une reprise effective et durable des cours dans les établissements. À moyen terme, il s’agit de poser les bases d’une gestion plus rigoureuse, prévisible et transparente des ressources humaines de l’éducation nationale.
Si cette annonce est accueillie avec soulagement par de nombreux enseignants, elle est aussi observée avec vigilance. Pour la communauté éducative, la régularité des paiements et le traitement structurel des dysfonctionnements administratifs demeurent les véritables tests de la crédibilité de l’action publique. Une séquence décisive pour une école gabonaise en quête de stabilité, de performance et de reconnaissance.































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