La paralysie du système éducatif gabonais a déclenché, le mardi 6 janvier 2026, une réunion d’urgence convoquée par le vice-président du gouvernement, Herman Immongault. Face à l’ampleur des revendications des enseignants et à l’exigence d’un retour rapide à la normale dans les établissements scolaires, cette séance interministérielle a mobilisé les ministres en charge de l’Éducation nationale, de l’Économie et du Budget, de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur.
Au centre des échanges figurait un ensemble de revendications jugées légitimes par les autorités. Parmi elles, le paiement des vacations, la régularisation des situations administratives, les intégrations, la mise en solde des sortants des écoles de formation et la situation des enseignants bénévoles. La ministre d’État Camélia Ntoutoume-Leclercq a souligné à sa sortie : « Nous avons abordé l’ensemble des problématiques liées aux situations administratives des enseignants : régularisations, intégrations, mises en solde, le dossier des bénévoles et surtout l’épineuse question des vacations. »
Une action sous la direction présidentielle
Le vice-président Herman Immongault a rappelé à tous les participants la nécessité de se conformer aux instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le chef de l’État, fidèle à sa méthode de gouvernance axée sur les résultats, exige que toute action publique se traduise par des améliorations concrètes dans le quotidien des Gabonais.
En conséquence, des orientations fermes ont été données pour un retour rapide et durable des cours. Une commission tripartite Éducation nationale–Fonction publique–Budget se réunira dès la semaine suivante sous la présidence directe de Herman Immongault. « Les équipes techniques vont travailler sans relâche toute la semaine et au-delà », a insisté la ministre d’État.
Une démarche coordonnée et territorialisée
Cette réunion interministérielle s’inscrit dans une démarche de suivi et d’écoute déjà initiée par les autorités. En amont, une visioconférence avait été organisée avec les directeurs de zones académiques (DZA) et les directeurs d’académies provinciales (DAP) pour évaluer la situation sur le terrain. L’objectif était double : identifier les problèmes spécifiques à chaque bassin pédagogique et définir des solutions urgentes pour garantir une reprise harmonieuse des cours sur l’ensemble du territoire.
Cette initiative illustre la volonté du président Oligui Nguema et de son gouvernement de traduire les engagements en actes tangibles. La Vᵉ République se distingue ainsi par une approche pragmatique : diagnostiquer, coordonner et exécuter, dans le respect de la rigueur et de la redevabilité imposées à chaque acteur public.
Pour les enseignants et les familles gabonaises, le message est clair : la rentrée scolaire ne se fera pas au détriment de l’organisation et de la qualité, et l’action publique s’exercera désormais dans l’urgence du résultat concret.
Le Gabon amorce ainsi un nouveau chapitre dans la gouvernance éducative, où la concertation interministérielle et le suivi rigoureux constituent désormais la norme.































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