À Makokou, le renforcement des infrastructures de formation professionnelle s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour accroître les capacités d’accueil et mieux préparer la jeunesse aux besoins de l’économie. Le Centre de formation de la capitale provinciale doit ainsi bénéficier de deux nouveaux bâtiments, portant à 16 le nombre de salles de classe supplémentaires et permettant d’accueillir environ 300 apprenants.
À Makokou, la transformation engagée sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema ne se joue pas uniquement sur les routes, les logements ou les équipements urbains. Elle se joue également dans les salles de classe, là où se prépare une partie de la main-d’œuvre appelée à accompagner le développement de l’Ogooué-Ivindo.
Créé en 2008, dans le cadre d’un projet soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de formation de Makokou constitue aujourd’hui un maillon important du dispositif de formation professionnelle dans la province.
Mais ses capacités actuelles restent limitées. Avec quatre bâtiments et quatre salles de classe, l’établissement peine à répondre à l’ensemble de la demande.
Deux nouveaux bâtiments pour accueillir davantage de jeunes
L’extension annoncée doit permettre de franchir un cap.
Deux nouveaux bâtiments doivent venir renforcer les infrastructures existantes et offrir 16 salles de classe supplémentaires, avec une capacité d’accueil pouvant atteindre environ 300 apprenants.
L’enjeu est particulièrement important à Makokou, qui ne dispose toujours pas d’université. Le Centre de formation représente donc, pour de nombreux jeunes, une possibilité de poursuivre leur parcours après le baccalauréat sans devoir nécessairement quitter la province.
Mais son public dépasse largement les seuls bacheliers.
L’établissement accueille également des personnes désireuses d’acquérir de nouvelles compétences, de se reconvertir ou d’apprendre un métier. Une diversité qui fait de la formation professionnelle un outil essentiel d’insertion et d’autonomisation économique.
Former localement pour accompagner le développement de l’Ogooué-Ivindo
Le choix de renforcer les capacités du Centre de formation prend une résonance particulière dans une province appelée à connaître d’importants investissements en matière d’infrastructures et de développement économique.
Routes, habitat, équipements publics et activités économiques nécessitent des compétences locales.
Pour le président Oligui Nguema, l’enjeu du développement ne peut donc être dissocié de celui de la formation des Gabonais.
Construire des infrastructures, c’est préparer le territoire ; former sa jeunesse, c’est préparer son avenir.
L’extension du Centre de formation de Makokou peut ainsi contribuer à rapprocher l’offre de qualification des besoins du territoire et à donner davantage de possibilités aux jeunes de se former sans nécessairement s’exiler vers les grands centres urbains.
Le défi des formateurs demeure
L’augmentation du nombre de salles ne suffira toutefois pas à elle seule.
Le directeur général du Centre de formation, Jean-Claude Mbouissi, souligne notamment le déficit actuel de formateurs. L’établissement s’appuie aujourd’hui sur des vacataires et des fonctionnaires pour maintenir les enseignements.
Cette situation rappelle une évidence : une infrastructure de formation n’a de valeur que si elle dispose des enseignants, des équipements et des programmes nécessaires pour fonctionner pleinement.
L’enjeu sera donc d’accompagner l’extension physique du centre par un renforcement des ressources humaines et des moyens pédagogiques.
La jeunesse au cœur de la transformation
À travers ce projet, c’est finalement une question plus large qui se pose : celle de la capacité du Gabon à transformer ses investissements en opportunités pour sa jeunesse.
À Makokou, les futures salles de classe devront ainsi devenir davantage que des bâtiments supplémentaires. Elles devront accueillir des jeunes, leur transmettre des compétences et contribuer à leur insertion dans une économie locale en mutation.
Cette approche rejoint la vision défendue par le Chef de l’État : la transformation du Gabon ne peut être durable que si elle s’accompagne d’un investissement dans le capital humain.
Après les routes et les logements, la formation professionnelle constitue donc un autre front de la transformation de Makokou.
Avec 16 nouvelles salles annoncées et une capacité pouvant atteindre 300 apprenants, le Centre de formation pourrait bientôt disposer des moyens physiques nécessaires pour changer d’échelle.
Reste désormais à faire coïncider les murs avec les compétences : davantage de salles, davantage de formateurs et, surtout, davantage de jeunes Gabonais qualifiés pour prendre part au développement de leur territoire.





























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