Port-Gentil, cœur historique de l’industrie pétrolière gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire de la formation des compétences nationales un maillon essentiel de la stratégie énergétique du Gabon. En visitant ce jeudi 24 septembre l’Institut du Pétrole et du Gaz (IPG), le Chef de l’État a placé la jeunesse, la qualification professionnelle et la maîtrise des métiers de l’énergie au centre de la future transformation du secteur.
À Port-Gentil, le pétrole ne constitue plus seulement une richesse à extraire. Il devient également un secteur autour duquel le Gabon entend construire davantage de compétences nationales. C’est le sens de la visite effectuée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’Institut du Pétrole et du Gaz.
Sur place, le Chef de l’État s’est intéressé au contenu des formations dispensées et aux perspectives d’évolution de l’établissement. L’objectif affiché est de faire évoluer l’offre pédagogique afin qu’elle corresponde davantage aux besoins actuels et futurs des entreprises pétrolières, gazières et énergétiques.
Former au Gabon pour répondre aux besoins du Gabon
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la valorisation des ressources naturelles ne peut être dissociée de la formation des femmes et des hommes appelés à les exploiter, les transformer, assurer la maintenance des installations et piloter les infrastructures.
Cette vision donne une nouvelle importance aux filières scientifiques et techniques. Les jeunes issus de ces parcours pourront progressivement accéder à des formations professionnalisantes et se préparer aux métiers de technicien, technicien supérieur ou ingénieur dans les secteurs pétrolier, gazier et énergétique.
À travers l’IPG, l’ambition est donc de créer un véritable continuum entre formation, employabilité et développement industriel.
Port-Gentil, laboratoire des compétences énergétiques
Le choix de Port-Gentil n’est pas anodin. Principal bassin pétrolier du Gabon, la capitale de l’Ogooué-Maritime est également appelée à accompagner le développement de nouvelles infrastructures industrielles et énergétiques.
La modernisation des installations existantes, tout comme l’émergence de nouvelles capacités de production énergétique, notamment thermiques, nécessitera des profils techniques capables d’assurer durablement leur exploitation et leur maintenance.
Dans ce contexte, la formation locale apparaît comme un enjeu stratégique. Il s’agit de préparer dès aujourd’hui les compétences nécessaires aux investissements de demain.
La souveraineté passe aussi par les compétences
Derrière la question de l’emploi des jeunes se dessine ainsi un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.
La stratégie défendue par le Président Oligui Nguema repose sur une idée centrale : disposer de ressources naturelles ne suffit pas. Encore faut-il disposer des compétences capables d’en assurer la pleine valorisation.
Former davantage de jeunes au Gabon doit également permettre de réduire progressivement le recours systématique aux formations spécialisées à l’étranger et les coûts qui leur sont associés. Les ressources ainsi optimisées pourraient être réorientées vers la modernisation des établissements nationaux, leurs équipements et leurs capacités pédagogiques.
Former au Gabon, c’est donc investir dans les écoles gabonaises, dans les compétences nationales et, à terme, dans les entreprises qui feront fonctionner l’économie du pays.
Préparer les métiers de l’industrie de demain
La visite présidentielle à l’IPG intervient ainsi à la croisée de plusieurs priorités : capital humain, employabilité des jeunes, transition vers une économie davantage maîtrisée et valorisation des ressources nationales.
Pour le Chef de l’État, l’enjeu est désormais de faire évoluer les mentalités et d’encourager les nouveaux bacheliers à considérer les filières scientifiques et techniques comme des voies d’excellence et d’insertion professionnelle.
Car derrière chaque installation pétrolière, chaque centrale énergétique et chaque infrastructure industrielle, il faut des femmes et des hommes capables de les concevoir, de les exploiter, de les maintenir et de les développer.
À Port-Gentil, Brice Clotaire Oligui Nguema dessine ainsi une équation qui place le capital humain au cœur de la souveraineté : les ressources du sous-sol doivent produire de la valeur, mais les compétences nationales doivent permettre au Gabon d’en maîtriser davantage la chaîne.































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