Dans la matinée de ce 30 août, jour anniversaire de la Fête de la Libération, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris une décision d’une portée historique : la libération de Kelly Ondo Obiang et de ses deux complices, auteurs du coup d’État manqué du 7 janvier 2019. Un geste qui dépasse la simple mesure judiciaire pour s’inscrire dans une dynamique de réconciliation nationale et de construction d’un Gabon apaisé.
À sa sortie de la prison centrale de Libreville, Kelly Ondo Obiang s’est exprimé devant la presse et ses proches, livrant un témoignage empreint d’émotion, de foi et de reconnaissance. « Je voudrais rendre un vivant hommage à mes hommes qui ont payé du sacrifice suprême pour la défense des intérêts supérieurs de la nation et la restauration de la dignité du peuple », a-t-il déclaré, rappelant le lourd tribut payé par ses compagnons lors de l’insurrection avortée.
Dans une allocution solennelle, l’ancien détenu a salué la « justice divine » qui a prévalu après sept années d’isolement, faisant le parallèle avec l’adage vox populi, vox dei : « La voie du peuple, c’est la voie de Dieu. Ainsi, rendre gloire à l’Éternel des armées revient à rendre gloire au peuple gabonais, pour le soutien indéfectible et multiforme dont mes hommes et moi avons bénéficié. »
Mais c’est surtout au Président Oligui Nguema que ses remerciements se sont tournés avec une force symbolique marquante. « Je souhaite exprimer ma profonde gratitude aux hommes qui ont été des instruments de Dieu, des instruments du peuple, afin qu’émane ce jour de justification, en tête desquels le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema », a-t-il affirmé, rappelant que cette libération est bien plus qu’un acte administratif : c’est un signal politique fort, un geste de réconciliation et de dépassement des divisions du passé.
L’ancien détenu n’a pas manqué de saluer également « les anges gardiens de la prison centrale », le personnel pénitentiaire qui a veillé sur son intégrité physique et morale pendant près de sept années, démontrant un professionnalisme et une humanité qui ont permis que ce retour à la liberté se fasse dans les meilleures conditions.
Dans un contexte de transition encore fragile, cette décision intervient à un moment symbolique : deux ans jour pour jour après le coup d’État qui avait mis fin à la longue domination du régime Bongo. En choisissant ce 30 août pour libérer Kelly Ondo Obiang, le Président Oligui Nguema envoie un message clair à la Nation : le Gabon du futur sera un Gabon réconcilié, où la justice et la clémence se conjuguent pour renforcer la cohésion nationale.
Selon les analystes, ce geste marque une rupture avec les pratiques du passé. Il n’efface pas les erreurs ou les tensions historiques, mais il pose les bases d’un dialogue national renouvelé et d’une gouvernance tournée vers l’unité et la reconstruction. La libération de Kelly Ondo Obiang devient ainsi un symbole puissant : celui d’un pays capable de transcender ses blessures, de reconnaître ses divergences et de bâtir un avenir commun.
Alors que la Fête de la Libération se poursuit dans l’ensemble du pays, cet acte audacieux du Président Oligui Nguema résonne comme un moment fondateur pour la Ve République : une réaffirmation de l’autorité de l’État, de la priorité donnée à la réconciliation et de la volonté de tourner la page de l’ère des divisions pour écrire une nouvelle histoire nationale.































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