Le choix de Politique Internationale de décerner son Prix du Courage Politique 2026 au Président Gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema repose sur une analyse de la transformation institutionnelle engagée au Gabon depuis le 30 août 2023.
Dans son discours de remise du prix, Patrick Wajsman, fondateur et directeur de la revue Politique Internationale, a expliqué que la valeur de l’action présidentielle réside dans la capacité à transformer une période de rupture en une étape de reconstruction nationale.
Pour lui, le changement intervenu au Gabon ne peut être analysé comme une simple modification du pouvoir politique. Il représente un moment de bascule ayant ouvert la voie à une nouvelle organisation institutionnelle.
Transformer une rupture en refondation
Patrick Wajsman a rappelé que le Gabon sortait d’une période marquée par « de longues années d’incertitudes institutionnelles, de lassitude populaire, d’espérances contrariées ». Mais, selon lui, l’élément déterminant réside dans la manière dont cette période a été gérée.
Le fondateur de Politique Internationale souligne que la transition aurait pu prendre d’autres chemins, mais qu’elle a choisi une voie différente. « Ce changement aurait pu se perdre dans la revanche, dans la confusion, dans l’arbitraire ; or, au contraire, il a emprunté une voie exigeante », a-t-il affirmé.
Il évoque ainsi une transition « maîtrisée, ferme, mais pacifique, construite sur le dialogue démocratique ». Pour Politique Internationale, c’est cette capacité à transformer une crise politique en processus institutionnel qui constitue l’un des éléments majeurs justifiant l’attribution du prix.
La Vᵉ République Gabonaise, symbole d’une nouvelle étape
Dans son allocution de circonstance, Patrick Wajsman a aussi insisté sur la naissance de la Vᵉ République gabonaise, qu’il considère comme un acte politique majeur.
Pour lui, cette évolution dépasse le cadre juridique pour porter une ambition plus profonde : reconstruire le lien entre l’État et la Nation. « La naissance de la Vᵉ République gabonaise n’est pas un simple événement juridique. Elle est un acte politique majeur », a-t-il déclaré.
Pour le politologue, les Institutions ne doivent pas être figées. Elles doivent évoluer afin de permettre aux citoyens de retrouver confiance dans l’action publique.































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