En recevant, au Palais présidentiel, le nouveau Bureau du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), conduit par son président Guy Bertrand Mapangou, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a posé un nouvel acte politique fort. Au-delà d’une audience protocolaire conforme aux usages républicains, cette rencontre s’inscrit dans une stratégie plus large : celle de la consolidation méthodique des institutions de la Ve République et de l’ancrage d’une gouvernance fondée sur l’écoute, la concertation et la stabilité sociale.
Une séquence institutionnelle maîtrisée
Depuis la fin de la Transition, le Chef de l’État déroule une feuille de route claire : installer sans heurts l’ensemble des institutions prévues par la nouvelle Constitution et leur assigner un rôle précis dans l’équilibre du système politique. Après la mise en place du Parlement, de la Cour constitutionnelle et du nouveau gouvernement, l’entrée en fonction du CESEC parachève cette architecture institutionnelle.
C’est ce qu’a tenu à souligner Guy Bertrand Mapangou devant le Président de la République, saluant une Transition « conduite avec rigueur, responsabilité et sens de l’État », et surtout menée à son terme sans rupture institutionnelle ni désordre majeur. Un fait suffisamment rare dans l’histoire politique récente du continent pour être relevé.
Oligui Nguema, chef d’orchestre d’une gouvernance apaisée
Depuis son accession au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est imposé comme un chef d’orchestre soucieux de cohésion, privilégiant l’inclusion et la stabilité à la précipitation. L’audience accordée au CESEC illustre cette méthode : reconnaître les corps intermédiaires, leur donner une légitimité politique claire et les intégrer pleinement dans la mécanique décisionnelle de l’État.
En ce sens, le CESEC est appelé à jouer un rôle stratégique. Interface entre l’État, les partenaires sociaux, la société civile et les forces économiques, il devient un outil d’anticipation des tensions, mais aussi un espace de médiation dans un pays confronté à de fortes attentes sociales, environnementales et culturelles.
Un CESEC au cœur des enjeux contemporains
Le nouveau Bureau n’a pas caché ses ambitions. Dialogue social renforcé, concertation permanente avec les partenaires sociaux, médiation en cas de conflits, protection de l’environnement, valorisation de l’identité culturelle nationale : le spectre d’intervention annoncé est large. Il traduit une lecture fine des défis auxquels le Gabon est confronté à l’orée de la Ve République.
Dans un contexte de réformes économiques, de rationalisation de l’action publique et de transformation sociale, le CESEC est appelé à devenir un baromètre de la société gabonaise, capable de faire remonter les préoccupations citoyennes tout en formulant des avis structurés à destination de l’exécutif.
Une exigence présidentielle : rigueur et intérêt général
Face à ses hôtes, le Président de la République a fixé le cap sans ambiguïté. Responsabilité, rigueur, engagement au service exclusif de l’intérêt général : telles sont les attentes exprimées à l’endroit des membres du CESEC. Fidèle à sa ligne, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur la nécessité pour cette institution de dépasser les postures symboliques pour s’imposer comme un acteur crédible de la cohésion nationale et un appui stratégique à l’action gouvernementale.
Cette exigence s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un État qui ne gouverne plus en vase clos, mais qui accepte la contradiction, l’expertise et la médiation comme des leviers de stabilité et de performance publique.
La Ve République en ordre de marche
Avec cette audience, le Chef de l’État envoie un message clair : la Ve République n’est pas un slogan, mais une construction institutionnelle progressive, structurée et assumée. En donnant toute sa place au CESEC, Brice Clotaire Oligui Nguema confirme sa volonté de gouverner avec des institutions fortes, complémentaires et pleinement opérationnelles.
Reste désormais à observer comment cette dynamique se traduira sur le terrain social et économique. Mais une chose est certaine : en verrouillant l’édifice institutionnel et en misant sur le dialogue, le Président gabonais entend inscrire son action dans la durée, avec une priorité constante, la stabilité, la cohésion et l’intérêt supérieur de la Nation.































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