
À travers l’offre d’un fauteuil roulant à une compatriote en situation de handicap, la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, réaffirme son engagement en faveur des plus vulnérables. Un acte de compassion, porteur d’une symbolique forte dans une société en quête de justice sociale.
Il y a des gestes qui parlent plus fort que les discours. Celui de Zita Oligui Nguema, Première Dame du Gabon, en fait partie. Dans un pays où les personnes vivant avec un handicap sont souvent reléguées aux marges du débat public, la simple remise d’un fauteuil roulant peut prendre la valeur d’un manifeste silencieux pour la dignité humaine.
La scène s’est déroulée en toute simplicité, loin des caméras et des fastes officiels. Ce jour-là, la Première Dame a tenu à donner le sourire à une mère paralysée depuis mars dernier après une entorse à Lebamba. Un drame qui l’a laissée sans autonomie, sans moyens, sans accès régulier aux soins.
Une douleur muette, brisée par l’écoute
« Je me suis fait une entorse, après le mauvais sang s’est formé.Nous sommes allés à la clinique où j’ai été opéré. Ce don est une joie pour moi. Les enfants étaient déjà dépassés, je pouvais me déplacer avec les béquilles mais c’était pas très pratique », confie la bénéficiaire, la voix encore tremblante. Touchée par son parcours et les conditions dans lesquelles elle vivait, Zita Oligui Nguema a décidé d’intervenir. Pas de promesses en l’air, mais une action concrète : un fauteuil roulant flambant neuf, parfaitement adapté à ses besoins, accompagné d’un suivi social et d’une prise en charge médicale progressive.
Le geste de la Première Dame s’inscrit dans une série d’initiatives sociales discrètes mais structurantes qu’elle pilote depuis plusieurs mois. Loin des grands effets médiatiques, Zita Oligui Nguema semble vouloir imprimer un style : celui d’une action de proximité, attentive, incarnée. « Il ne suffit pas de parler d’inclusion. Il faut aller vers ceux qui n’ont plus la force de venir à nous », confiait-elle récemment à ses collaborateurs.
« Madame Zita a redonné un sens à ma vie. Je ne pourrai jamais la remercier assez. Elle m’a rendue la dignité. Je sais maintenant que tout n’est pas fini », a conclu la bénéficiaire, le regard plein de joie.
Au-delà d’un seul destin, c’est toute une symbolique que Madame Oligui Nguema ravive : celle d’un Gabon qui ne laisse personne au bord du chemin.































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