À Medouneu, comme ailleurs au Gabon, la politique de relèvement national engagée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema se heurte à une réalité souvent sous-estimée : celle de l’incivisme ordinaire. Car le développement ne se mesure pas uniquement à l’aune des infrastructures construites, mais aussi, et surtout, à la capacité collective à les préserver, les respecter et les transmettre.
Offert par le Chef de l’État dans une logique de justice sociale et d’équité territoriale, le plateau sportif communal de Medouneu devait incarner cette nouvelle vision du service public de proximité : un espace de loisirs, de cohésion sociale et d’épanouissement pour la jeunesse. Quelques mois plus tard, le symbole est terni. Le site est aujourd’hui la cible d’actes de vandalisme répétés et d’une gravité préoccupante : démontage de l’éclairage solaire, destruction des installations sanitaires, dégradations volontaires. Autant d’atteintes qui viennent fragiliser une initiative présidentielle pensée pour le bien commun.
Face à cette dérive, la municipalité n’a pas eu d’autre choix que de réagir avec fermeté. Sous l’autorité du maire Henri Claude Obame, la mairie a décidé, ce mardi 13 janvier, de mettre sous scellés l’ensemble des accès au plateau sportif, et ce jusqu’à nouvel ordre. Une décision lourde, pénalisante pour les usagers respectueux, mais rendue inévitable par la persistance de comportements irresponsables.
Dans un communiqué sans détour, la municipalité condamne ces actes qui portent atteinte à des biens publics financés par l’État pour le bénéfice direct des populations. Elle rappelle que les auteurs et complices s’exposent à des sanctions sévères, conformément à la législation en vigueur. Le message est clair : l’État construit, mais l’État sanctionne aussi lorsque l’intérêt général est bafoué.
Au-delà de Medouneu, cet épisode révèle un défi plus profond pour la politique de transformation portée par Brice Clotaire Oligui Nguema. Comment parler de progrès durable lorsque certains citoyens sabotent ce que la République met à leur disposition ? Comment réussir la refondation nationale si les bénéficiaires deviennent les premiers fossoyeurs des investissements publics ?
Le Chef de l’État l’a souvent rappelé : la Ve République ne repose pas seulement sur des réformes institutionnelles et des chantiers visibles, mais aussi sur un changement de mentalité, fondé sur la responsabilité citoyenne, le respect du bien public et la conscience collective. Sans cette évolution des comportements, aucun projet, aussi structurant soit-il, ne pourra produire pleinement ses effets.
À Medouneu, l’incident agit ainsi comme un révélateur. Il rappelle que la réussite de la vision d’Oligui Nguema ne dépend pas uniquement de la volonté politique et des moyens mobilisés par l’État, mais aussi de l’adhésion active des populations. Car le véritable développement commence là où le citoyen devient gardien, et non destructeur, de ce que la République lui offre.




























Discussion about this post