
Depuis le 30 août 2023, Brice Oligui Nguema refuse de qualifier son action de « coup d’État ». Pour lui, il s’agit d’un « coup de libération », une rupture nécessaire pour sauver le Gabon du naufrage institutionnel. Une position qu’il réaffirme avec force, rejetant toute comparaison avec les juntes militaires du Sahel.
« Nous avons organisé une transition courte, contrairement à d’autres pays », rappelle-t-il. La tenue de la présidentielle dès avril 2025 en est, selon lui, la preuve la plus éclatante. En seulement 19 mois, son équipe a rétabli l’ordre, lancé de grands chantiers et assaini la gestion publique.
Son rapport à l’armée reste néanmoins une question sensible. « Je ne suis plus général, je suis un civil », insiste-t-il, rappelant qu’il a renoncé à son statut militaire pour concourir. Un argument clé pour convaincre ceux qui s’inquiètent d’une mainmise durable des militaires sur le pouvoir.
Si le débat sémantique reste vif, une chose est sûre : Oligui Nguema avance avec assurance et se positionne comme l’homme du renouveau.































Discussion about this post