
Ce mardi 8 avril, lors de l’émission politique “Un candidat, un projet”, le président de la Transition et candidat indépendant Brice Clotaire Oligui Nguema a livré une prestation qui restera sans doute comme un tournant majeur de cette campagne présidentielle. Sans artifice ni excès, il a fait preuve d’un calme olympien, affichant une maîtrise parfaite des dossiers et une vision structurée de l’avenir du Gabon.
Un ton posé, une posture présidentielle
Loin des joutes verbales habituelles, le “Bâtisseur” a choisi le respect, la rigueur et la courtoisie. Ni punchlines assassines, ni attaques frontales. Ce fut un exercice de responsabilité, celui d’un homme d’État qui connaît ses dossiers et les assume. Une posture qui a marqué les téléspectateurs, comme en témoignent les réactions massives sur les réseaux sociaux : “Sobre, convaincant, crédible”, “Un président dans l’âme”, “Il a changé de dimension ce soir”, pouvait-on lire dans les commentaires à chaud.
Des preuves à l’appui : un coup de maître
L’un des faits marquants de l’émission fut le recours à des documents officiels pour appuyer ses propos. Une stratégie redoutablement efficace dans un climat de méfiance généralisée envers les discours politiques. Il n’a pas seulement parlé, il a démontré. Un acte de transparence et de respect envers les citoyens, qui ont salué ce choix de rigueur.
Solide sur tous les sujets
Sur les sujets les plus sensibles, le candidat n’a pas tremblé :
• Dette intérieure ? Analyse structurée, projections claires.
• Assala ? Une position nette, en lien avec la souveraineté économique.
• Délestages ? Un plan énergétique ambitieux, argumenté.
• Grève des magistrats ? Une réponse ferme : « 25 milliards par an ? Je ne paierai jamais cela. »
Une phrase forte, qui résume son positionnement : équilibre entre justice sociale et discipline budgétaire.
Le moment de bascule ?
Pour de nombreux observateurs, cette intervention télévisée marque le moment où Oligui Nguema est passé du statut de chef de la Transition à celui de véritable homme politique élu. Il a rassuré les indécis, galvanisé ses partisans et gagné en épaisseur dans l’opinion publique. Il a pris sa place, sans brutalité, mais avec autorité.
En conclusion, ce fut une master class de communication politique, non dans le style, mais dans le fond. Le président-candidat a imprimé sa marque, celle d’un leadership sobre, lucide et centré sur les faits. À quatre jours du scrutin, il vient de frapper un grand coup.































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