
Le Gabon a officiellement tourné la page de la transition. Ce samedi 3 mai 2025, au stade d’Angondjé, Brice Clotaire Oligui Nguema a été investi Président de la République, devenant ainsi le premier chef d’État de la 5e République gabonaise. Une cérémonie d’une rare intensité, mêlant rigueur républicaine et puissance symbolique des rites traditionnels, a marqué cette entrée solennelle dans une nouvelle ère.
Après la prestation de serment devant la Cour constitutionnelle, moment clé de l’ancrage institutionnel, un autre temps fort est venu sceller l’alliance entre la République et les forces spirituelles. Dans un geste empreint de solennité, les chefs traditionnels ont remis le mandat présidentiel aux esprits et aux ancêtres des neuf provinces du Gabon. Un acte rare, témoignant de la reconnaissance du pouvoir comme mission sacrée et enracinée dans l’âme collective du pays.
Un rituel pour l’unité nationale
Le symbole était fort : neuf bougies, représentant chacune une province, ont été allumées une à une par le président. Disposées en cercle, elles ont incarné l’unité, la lumière et l’espérance pour l’ensemble du territoire. Sous le regard des gardiens de la tradition et d’un public ému, ce moment a cristallisé l’idée d’un Gabon rassemblé autour de son histoire, de ses valeurs et de son avenir.
Des attributs pour un mandat sacré
Dans la même dynamique, plusieurs objets traditionnels ont été remis au président par les notables. Une peau de panthère, symbole de force et de sagesse, une torche indigène, lumière de vérité et de justice, et d’autres insignes sacrés sont venus rappeler que la fonction présidentielle n’est pas qu’un exercice politique : elle est aussi un pacte moral et spirituel avec le peuple.
Un renouveau attendu
Avec cette investiture, la transition ouverte depuis le 30 août 2023 s’achève. Désormais, Brice Clotaire Oligui Nguema entre pleinement dans ses fonctions de chef de l’État, porté par une légitimité populaire et un socle symbolique puissant. L’annonce prochaine du gouvernement donnera le ton de ce septennat, attendu comme celui de la reconstruction, de la justice sociale, et d’un enracinement profond des politiques publiques dans les valeurs identitaires gabonaises.
Le message est clair : la République gabonaise ne tourne pas le dos à son histoire. Elle s’en inspire pour mieux se projeter vers l’avenir.































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