Sur le terrain poussiéreux d’Akimidjogoni, ce vendredi 16 janvier 2026, il n’était pas seulement question de mètres linéaires ou de taux d’avancement. En visitant le chantier d’aménagement du quartier, le ministre des Travaux Publics et de la Construction, Edgard Moukombi, a voulu donner à voir une méthode : celle d’un État qui contrôle, vérifie et assume la matérialisation concrète de ses engagements.
Accompagné du maire de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughe, et des responsables de l’entreprise adjudicataire Mika Services, le membre du gouvernement a évalué l’état d’avancement de ce projet structurant, aujourd’hui réalisé à 62 %. Un chiffre qui, au-delà de la statistique, traduit une dynamique en marche dans un secteur longtemps critiqué pour ses lenteurs et ses promesses inachevées.
Techniquement, le chantier se distingue. La première phase prévoit la construction de 1 260 mètres linéaires de chaussée en Béton Armé Continu (BAC), un choix assumé pour sa durabilité et sa résistance aux contraintes climatiques et urbaines, ainsi que 3,5 kilomètres d’ouvrages d’assainissement. Un signal fort dans une capitale régulièrement confrontée aux inondations et à la dégradation prématurée de ses routes.
Mais Akimidjogoni ne se limite pas à une route. Le projet intègre une vision urbaine globale : trottoirs, parking, terrain de sport, espaces verts, jardins, bancs publics et réseau hydraulique complet. Autant d’équipements pensés pour transformer le quotidien des habitants et requalifier durablement l’espace urbain. Ici, l’infrastructure n’est plus un simple ruban de bitume, mais un levier de cohésion sociale et d’amélioration du cadre de vie.
La deuxième phase, déjà programmée, viendra renforcer cet ensemble avec 400 mètres linéaires supplémentaires de chaussée et 800 mètres de canalisation. Une continuité qui tranche avec les projets morcelés du passé et s’inscrit dans une logique de planification assumée.

Pour Edgard Moukombi, cette visite est aussi un message politique. Celui d’un État qui entend rompre avec la culture des chantiers fantômes et des délais extensibles. « Ces investissements traduisent la volonté du gouvernement de respecter ses engagements et d’offrir à Libreville des infrastructures modernes et durables », a-t-il martelé sur le site.
À travers Akimidjogoni, c’est une certaine idée de la gouvernance des travaux publics qui se dessine : proximité avec les élus locaux, suivi rigoureux de l’exécution et exigence de qualité. Une approche alignée sur la vision impulsée au sommet de l’État, où la crédibilité de l’action publique se mesure désormais à sa capacité à transformer concrètement le quotidien des citoyens.
Dans un Libreville en quête de modernité et de résilience urbaine, Akimidjogoni apparaît ainsi comme un test grandeur nature. Et peut-être, demain, comme un modèle reproductible pour d’autres quartiers de la capitale.
























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